mardi 31 août 2010

LIVRE: Un auteur…Une Œuvre:

Alain Mabanckou dans Verre Cassé
par Elvis G. MAKOUEZI


 
Alain Mabanckou

  
De retour de l’étranger, l’Escargot entêté a fait de son voyage un exercice profitable tout simplement en y puisant une idée lumineuse. Contre vents et marrées, coups bas et bâtons dans les roues, il a crée une buvette ouverte 24 heures sur 24 en bouleversant toutes les données économiques et commerciales congolaises. Deux employés triés avec minutie après l’expérience manquée des salariées parents. Un lieu conviviale où tous les clients se sentaient bien et acceptés.

Mais tout d’abord un mot sur les personnages pour s’accroché au temps humoristique l’auteur:

L’Escargot Entété : Etre un homme d’affaire, c‘était l‘objectif de sa vie. c’est le propriétaire de la buvette “Le crédit à voyagé”. C’est l’homme qui a trouvé la formule magique enviée par le numéro un du pays et qui à son tour demande à ses collaborateur jusqu’à les empêcher de dormir, de faire mieux en trouvant une formule qui ferait mouche politiquement comme celle trouvée par l’Escargot entété.

Verre Cassé: La soixantaine, orphelin, ancien instituteur, ami de la bouteille et pas n’importe laquelle. Son préféré, c’est le vin rouge de la société congolaise des vins ( SO.VIN.CO). Il est l’écrivain en herbe et le nègre de tous ceux qui ont une histoire à raconter et qui souhaitent que celle-ci soit consignée pour l’éternité parce que leur histoire est spéciale ou qu’elle est importée c’est à dire venant d’ailleurs ou tout simplement parce que c’est la meilleure.

Fernand l’ancien postier: c’est aussi l’ancien petit actionnaire devenu un “cocu” pas comme les autres.

Robinette: Celle qui n’a pas froid aux yeux et qui adore faire des défis y compris aux inconnus.

Mouyéké: Le sorcier qui se croyait plus fort que jésus Christ, un véritable éclair.

Casimir; la belle famille; le gourou; le faux marabout; les prostituées et les autres.

Ensuite, le roman “Verre Cassé” c’est l’histoire ou plutôt les histoires alignées et relues de ces héros à la sauce Alain Mabanckou dont le talent est indiscutable et justifie les nombreux prix remportés par lui. Tout en ayant un style propre, l’écriture d’ Alain Mabanckou rappelle celle de grand nom de la littérature congolaise comme Emmanuel Ndongala auteur du roman à Succès: Jazz et vin de palme. Est-ce un pur hasard ou un hommage rendu à cet aîné par l’auteur Alain Mabanckou lorsqu’il parle d’un des héros dont le père était amoureux de Jazz et de vin de palme? Dans ce genre, pour les fidèles de la littérature congolaise, il ne serait pas surprenant de voir des clins d’œil de l’auteur Alain Mabanckou à Sonny Labou-tansi l’auteur de la vie et demie dont un des hôtels du roman porte le même nom. Au passage, chacun se rendra compte du talent, de l’humour, de la richesse culturelle et intellectuelle et surtout de la culture générale d’Alain Mabanckou.

De la manière dont les dialogues sont écrits, le lecteur que nous sommes, nous nous demandions si à la fin, les critiques de l’auteur appelé Verre Cassé sur ses propres écrits avec les guillemets et autres, ne correspondent pas aux critiques peut-être portées à Alain Mabanckou par lui-même ou par quelqu’un d’autre sur ses écrits: le roman Verre cassé?

Comme dans tout bon roman, l’auteur nous laisse sur notre faim car personne ne saura si les histoires furent publiées ou pas. Mais le fait que le roman existe, cela ne signifie t-il pas qu’ Alain Mabanckou à sa manière achève l’œuvre initiée par un autre? celui qui voulait être un homme d’affaire et qui avait réussi. Dans tous les cas, l’auteur a du mérite pour lequel ses concitoyens ne peuvent qu’être fier.

Pour en savoir un peu plus sur Alain Mabanckou:



C'est la rentrée! Et le moment de retrouver les vraies valeurs du MCDDI

Au Soleil de Greenwich nous avons pris des semaines de vacances comme certains de nos lecteurs l'auront constaté d'eux même. Par la même occasion, nous avions voulu couvrir les activités de notre Mouvement: le MCDDI durant la période "d'ébulition" de la célébration du cinquantième anniversaire de l'indépendance nationale. Certains des notres étaient sur place au Congo Brazzaville dans toute anonymat sans tambour ni trompette.

videoNous avons constaté que très grand est le fossé qui sépare la manière de travailler et de voir les choses entre certains nouveaux responsables politiques du MCDDI laissé par Bernard Kolélas et la population y compris les militants. Lorsque l'on prend du recul d'observer et de comparer avec le fonctionnement d'un parti petit ou moyen, l'élégance et la sagesse nous poussent à ne pas tirer sur l'ambulance. Mais si les choses ne sont pas dites, le moment venu, il sera trop tard (s'il n'est pas déja trop tard!). La désolation, la pitié et la honte sont au paroxysme. On aurait tout imaginé sauf  une inertie colossale qui fera place à des dégats qui tot ou tard submergeront. Aujourd'hui sans nous tromper, nous prennons le pari que le MCDDI et une partie de sa direction vont droit dans le mur si les choses continuent dans cette direction et s'ils continuent de travailler de cette manière. Bouderont ou refuseront de voir la vérité en face, les courtisans de ceux qui voudront et les prétendants aux éventuels postes de collaborateurs ou de députation. Mais les militants leur donnent rendez-vous à court terme c'est à dire en 2012, dans un an et demi. Puissent-t'ils, en leur ames et consciences visionner les images symboliques que nous mettons à leur disposition. Bien qu'ayant été sur place, la seule activité dont on nous avait parlé au téléphone et qui certainement était peut-être lucrative en cette période des 13-14-15 Aout 2010 était la mobilisation de quelques militants pour les animations.
Nous preferons ne pas en dire plus mais reporter une seule phrase d'un petit groupe de militants "découragés et oisifs" que nous avons rencontré au hasard des rues à Bacongo, phrase qui resume tout: " Dites-leur ba kéla. Mbé bazi mpé lumbu. Pendant les élections ils ont besoin des gens comme nous, mais aujourd'hui on ne voit personne, Mbo lu mona bien. kéléno kwa. PCT mpo ka tomo ba seha bien. ko nga bu mpé. énzaba".

Pour notre part, nous osons espérer en un sursaut même tardif de tous leaders du MCDDI et de leurs équipes car on ne peut tous les mettre dans un même sac. Merci aux quelques rares équipes qui ont fait preuve de leur disponibilté en nous recevant. Aux autres, bon réveil et surtout bonne rentrée.

Quant aux militants et sympatisants du MCDDI, nous leur souhaitons beaucoup de courage et leur dédions ces images d'archives dont la chanson "Lulendo lua tata" pour méditation. Que cette chanson apporte la Paix, l'Harmonie, la Force et le repère des valeurs aux responsables du MCDDI et à leurs collaborateurs pour que ce grand héritage ne soit pas détourné. Wa wuna, yokela.

Elvis G. MAKOUEZI

mardi 24 août 2010

Une Semaine... Un Artiste...: Pierre MOUNTOUARI

Par Elvis G.MAKOUEZI

Pierre Mountouari fut dans les années 68 et plus tard, “la poule aux œufs d’or de la maison d’édition Pathé marconi”. L’autre maison d’édition connue à l’époque était celle d’Edouard Ruault connu sous le nom d’Eddie Barclay . Le premier orchestre de Pierre Mountouari s’appelait: Les Sinza Kotoko de ya Gabi qui avait son siège à la Pigalle près du marché Total de Bacongo. Malheureusement ce temple de la musique congolaise fut transformé d’abord en quincaillerie puis plus tard en une boulangerie. Preuve que la conservation n’est pas un fort chez les congolais. Ainsi personne ne s’étonnera plus par exemple de ne plus voir les fameuses fontaines publiques véritables œuvres architecturales en mosaïque digne de rivaliser des décors de mille et une nuits.

A cette époque, du coté de Brazzaville on pouvait à peine compter les orchestres des jeunes. Les Bantous de la capitale faisaient partie des orchestres des aînés comme l’était à Kinshasa : l’Afrisa de Rochereau Tabu Ley et le Tout puissant Ok Jazz de Franco Luambo Makiadi Lua Nzo Mpéné. Lorsque Pierre Mountouari était au sommet de son art, au Congo Brazzaville, seul le groupe Mando Négro Kuala-kua ( dont le célèbre guitariste fut Mick Michel ninguissa bango) pouvait rivaliser avec les Sinza.

Le nom de Mountouari prêtait à confusion tant tous les frères Mountouari avait un talent musical à commencer par l’aîné Come Mountouari (cosmos des bantous de la capitale) et Michel le cadet. La fille de pierre: Michaelle fut aussi une artiste bien connue y compris en Afrique de l‘ouest. Les plus grands succès de pierre Mountouari au temps des Sinza furent entre autre: Julienne, Mâ lina et Vévé. Des tubes qui faisaient relever de la poussière sur les pistes de danses où les jeunes vêtus de pantalons aux pattes d’éléphants se déhanchaient. Toutes les radios (ancêtres des DJ) animaient les retraits de deuils aux rythmes de Pierre Mountouari sans qui la fête n’en était pas une.

Par comparaison, pour comprendre le phénomène de l’époque, Pierre Mountouari était comme un écrivain congolais qui aujourd’hui ferait les beaux jours de la plus grande maison d’édition du livre en France.

Après les Sinza, Pierre Mountouari créa un autre groupe appelé les Sossa avant de faire une carrière solo qui fut un succès avec des chansons comme Kimbangu et Missengué.

Aujourd’hui, l’artiste continue de jouer sans que les jeunes des deux rives ne s’aperçoivent qu’ils côtoient l’un des plus talentueux auteur compositeur des deux rives.
 
Pour Ecouter Pierre Mountouari: Cliquez sur les liens ci-dessous
 
2- Missengué  
3- Julienne  (l'un de ses premiers succès de sa carrière remixé)

lundi 2 août 2010

NOCIVITE DE LA TELEPHONIE MOBILE : Téléphone portable et ses Risques de Rayonnement Electromagnétique (RRE)

Balubula Ba Ndulu

La culture , c'est aussi défendre l'environnement dans lequel l'identité culturelle s'exprime. La culture Bantu et sa philosophie kongo veillent sur le développement intégral de l'être humain pour lequel elles cherchent, en permanence , l'amélioration de la qualité de vie par des actions d'éducation et de formation , de sensibilisation et de prévention sur les différents risques.
La mise en évidence des dangers sur l'utilisation des appareils de la téléphonie mobile rentre bien dans le cadre de ces actions. En effet, le téléphone portable est un outil qui, de plus en plus, intègre toutes les couches sociales. Prévenir les utilisateurs sur ses RRE ou Risques de Rayonnement Electromagnétique devient un devoir scientifique.
Le téléphone portable, est assimilable à un four micro-ondes dépourvu de porte. Et les micro-ondes sont capables de " brouiller" la vision et de " bouillonner " le cerveau. Il existe d'autres méfaits ou dangers des portables mobiles vis-à-vis du corps humain.
Le manque de formation ou d'information est souvent la cause de plusieurs anomalies, erreurs ou dangers qui engendrent différents accidents. Conscient du fait que " qui détient le savoir , détient le pouvoir ", il est de notre devoir de faire connaître les principaux dangers ou risques sur cet outil quasi populaire et de plus en plus indispensable.
Tout ceci, c'est pour permettre à son utilisateur d'exercer ses pouvoirs dans le choix et l'achat des téléphones mobiles, afin qu'il consomme plus d'information au lieu d'absorber plus de rayonnement électromagnétique.
En 1820, le Danois Hans Versted démontre par son expérience l'existence d'une relation entre l'électricité et le magnétisme. Cette relation est appelée électromagnétisme. Le rayonnement électromagnétique est donc une perturbation des champs électrique et magnétique. Il a comme vecteur le photon , une particule élémentaire dépourvue de masse. On observe différents types de rayonnements électromagnétiques :
  • les ondes radio et radar , produites par des courants électriques de haute fréquence
  • les ondes infrarouges, la lumière ou les ondes électromagnétiques visibles par l'oeil humain et le rayonnement ultraviolet (UV), produites par des transitions électroniques dans les atomes
  • les rayons X, produits lors des transitions électroniques, générés par la radioactivité
  • les rayons gamma, produits par la radioactivité lors de la désexcitation d'un noyau, particulièrement émis par les matériaux radioactifs et les réacteurs nucléaires.
L'énergie du photon est donnée par l'expression : E = H x V , avec H = constante de Planck
L'impulsion du photon est donnée par l'expression : p = E/C = [ H x V ]/C
La vitesse de la lumière C ou vitesse de déplacement dans le vide du rayonnement électromagnétique est : C = 299792458 m/s
Il est scientifiquement admis qu'un corps qui reçoit un rayonnement électromagnétique peut réfléchir une partie et absorber le reste. L'énergie absorbée est convertie en énergie thermique qui contribue à l'augmentation de la température de ce corps. Aussi, une particule chargée de forte énergie émet un rayonnement électromagnétique.
Le téléphone portable fait partie des appareils qui reçoivent des ondes radio, il est donc à rayonnement électromagnétique. Son champ électromagnétique et celle de sa batterie peut affecter le cerveau du corps humain .
La probabilité de risques de santé occasionnés par ces appareils est aujourd'hui difficile à estimer avec exactitude. Mais ce risque est bien réel , et l'on sait au moins que le rayonnement provoqué par les téléphones portables expose l'être humain à des risques de santé capables d'entraîner des troubles visuels et d'audition. Il est donc évident , en guise de barrière de sécurité, de miser sur la prévention. D'où l'intérêt de la sensibilisation des utilisateurs sur les méfaits des radiofréquences ou champs électromagnétiques émis par les portables.
La mesure et l'analyse de ces radiofréquences permettent de graduer la nocivité des portables. Le DAS " Débit d'Absorption Spécifique " est ce paramètre qui permet de mesurer la quantité d'énergie absorbée par kilogramme de tissu organique . C'est un indicateur important utilisé dans le choix et l'achat d'un portable. Il s'exprime en Watts par kilogramme (W/kg). On parle aussi du " Taux d'Absorption Spécifique " (TAS) ou SAR ( Specific Absorption Rate), qui indique la puissance du rayonnement absorbée par les tissus corporels ( notamment par le cerveau) pendant la conversation téléphonique et qui conduit à l'échauffement des tissus ( en W/kg).
REGLES A RESPECTER FACE AUX RISQUES DES PORTABLES

1 - Interdire un portable aux enfants de moins de 15 ans.

Un adolescent est très vulnérable au rayonnement électromagnétique qui se fixe vite et longtemps dans son organisme. La boîte crânienne et le système nerveux d'un enfant ne sont pas complètement développés, et les radiations pénètrent plus loin dans son cerveau.

2 - Acheter un modèle de portable à faible rayonnement , dont le DAS le plus faible possible.
Un DAS élevé engendre des risques de trouble de l'ouïe et de la vue. Utiliser donc un mobile à plus faible DAS possible, surtout quand on se reconnaît gros utilisateur.
3 - Eviter de porter votre mobile à hauteur ou contre le coeur, l'aisselle, la hanche ou les parties génitales.
Généralement les hommes mettent leurs portables dans les poches des chemiss ou pantalons. Ils sont alors plus exposés aux risques induits que les femmes qui, elles, privilégient leurs sacs.
4- Eloigner l'appareil de votre cerveau et de votre oreille.
L'utilisation d'un kit piéton filaire ou d'une oreillette filaire est plus sécurisante qu'une oreillette sans fil qui dégage des ondes.
5- Ne pas tenir le portable à l'oreille lors de l'établissement de la connexion.
Les radiations émises par les appareils augmentent les risques de cancer de glandes parotides qui sont proches de l'oreille.
6- Eviter tout contact d'un téléphone portable avec le ventre d'une femme enceinte.
Les cellules de l'embryon sont très sensibles au rayonnement de portable.
7- Eloignez-vous du public lorsque vous passez un appel et évitez de téléphoner en se déplaçant.
Ce geste permet d'épargner aux autres une exposition passive au rayonnement.
8- Ne pas téléphoner en voiture ou dans toute autre infrastructure métallique.
L'effet " cage de Faraday " emprisonne et répercute les ondes émises par le portable.
9- Ne pas téléphoner lors d'une mauvaise réception, mais le faire dans des conditions de réception maximale.
Un appel téléphonique passé pendant la mauvaise capture du réseau multiple le DAS du portable par 2 voire 4
10- Eviter d'approcher le téléphone portable à moins de 20 cm des implants cardiaques et autres métalliques.
Les effets de radiofréquences de portables peuvent être : modification de l'électroencéphalogramme, de sécretions hormonales, fonctions cardiovasculaires ou de résultats à de tests cognitifs.
11- Ne jamais laisser un téléphone allumé ou en recharge proche de la tête durant la nuit.
Le téléphone mobile modifie l'activité cérébrale d'une personne endormie.
12- Soyez bref et limiter le nombre des appels en moyenne à 6 appels de 3 min chacun par jour , en tenant un écart moyen de 1h30 entre les appels.
Plus vous restez longtemps au téléphone, plus vous vous exposez aux rayonnements électromagnétiques. L'usage prolongé du mobile affecte la vision, et à plus long terme, des troubles comme la cataracte apparaissent.
13- Privilégier la messagerie SMS à la place du coup de fil et ne pas user du portable si les possibilités d'un téléphone ou d'une ligne fixe sont offertes.
A savoir que 18000 Gauss sont mis en évidence dans le signal généré par les téléphones cellulaires.

PAR BALUBULA BA NDULU

lundi 19 juillet 2010

EN BREF...


En espace de deux mois, un second accident de train vient de frapper l’Inde. Le bilan provisoire fait état de 56 morts. Pour le précédent accident, le bilan était de 145 morts. La loi des série continue.
Balubula ba Ndulu 
Espèce de Gorille, nous sommes tous !
Le Gorille dans son environnement naturel

Il y a de ces personnes, et ce sont surtout les plus humbles, pleines d'humilité, qui sacrifient leurs moments de la vie pour la survie des espèces planétaires dans un environnement naturel sécuritaire et de qualité. C'est dans cette catégorie de la personne humaine que l'on peut classer cette femme qui ne pense qu'à sauver les Gorilles qui sont menacés de disparition, Madame « Soledad » CASTEL.
 Michel et Soledad CASTEL

A travers ces écrits, nous exposons ici la vie de ce grand Singe dans son environnement naturel afin de mettre à la disposition du lecteur l'essentiel des éléments et paramètres d'appréciation pour exciter sa sensibilité face au drame qui se profile à l'horizon sur cet animal paisible et sociable.
Le Gorille est un grand singe (latin : simius, pluriel : simia), mammifère qui fait partie du groupe de l'ordre des primates anthropoïdes à la face glabre, aux pieds et aux mains préhensibles, au cerveau développé. C'est dans les années 1610 que le scientifique Giulio Cesare Vanini soutient ce qui est devenu aujourd'hui banal : l'être humain est un Singe.

Le plus grand et le plus puissant de la famille des singes, l’impressionnant Gorille possède une force remarquable. Mais contrairement à ces caractéristiques dynamiques, il n’est pas du tout une bête féroce et ni même agressive. C’est au contraire un animal sociable et placide, non dangereux pour l'être humain, à moins d'être perturbé dans sa « paisibilité ».

Le vécu Kongo rapporte qu’un jour, une femme enceinte, sur son chemin de retour des travaux champêtres, son panier rempli d’ignames et de patates douces sur la tête, croise un Gorille mâle dominant ou « dos argenté ». Ce dernier se précipite sur le panier qu’elle porte afin de la libérer de cette lourde charge.
Le grand singe transporte alors le panier chargé et accompagne la femelle humaine jusqu’à l’orée du village où il dépose la charge par terre puis reprend calmement le chemin de la forêt. Au moment où ce cousin accomplit cet acte de solidarité, gare au mâle humain qui pourrait s’aventurer dans les environs.

Après le chimpanzé, le Gorille est génétiquement l’animal le plus proche de l’être humain car 98% de leur ADN sont semblables; on observe des similitudes entre leurs chromosomes et groupes sanguins. Le Gorille fait partie des singes dépourvus de queue, les hominoïdes répartis en 3 familles : hylobatidés (gibbon) – pongidés (orang-outan) – hominidés (gorille, chimpanzé, bonobo ou chimpanzé nain et l’être humain).

Chez les primates, la brachiation ou balancement d’arbre en arbre a permis l’allongement des membres supérieurs. Parmi eux, le Gorille est le moins arboricole. C’est un quadrupède qui marche sur la plante des pieds tout en s’appuyant sur l’articulation médiane des doigts de ses mains. Debout, le gorille peut atteindre entre 1,40 et 2m, pour un poids de 70 à 250 kg en moyenne. Le mâle est plus grand et plus musclé que la femelle.

Le Gorille se caractérise surtout par ses mâchoires tumescentes, son large nez épaté, ses sourcils denses et surplombants, sa vue excellente qui lui permet de distinguer les couleurs. Avec son odorat très fin, il est capable de sentir un être humain à plus de 20m.

Ce grand singe ne boit jamais de l’eau, son alimentation en est suffisamment pourvue. Mauvais nageur, il a horreur de se mouiller, au point où pour traverser un cours d’eau ou une rivière, il lui arrive de poser des troncs d’arbres en travers.

Les gorilles vivent en société dans des familles qui peuvent dépasser 36 individus. Chaque clan, constitué des femelles adultes, des petits et adolescents, est gouverné par un mâle polygame appelé « dos argenté ». Néanmoins il peut arriver qu'un clan compte quelques autres mâles.
Le courageux mâle dominant n’hésite pas à risquer sa vie pour défendre les siens face aux agresseurs et contre tout autre éventuel danger. Il est à même de prendre en charge un orphelin.
Bien que polygame pour assurer la survie du clan, le mâle dominant manifeste une passivité notoire en ce qui concerne les relations sexuelles. Au contraire, ce sont les femelles qui multiplient des avances pour le pousser à réagir.
Le « dos argenté » a un pouvoir absolu sur son clan. Il patronne sur un territoire qui peut faire 5 à 40 km², selon le sous-espèce et la richesse végétale. Une végétation dense pour se nourrir s'avère indispensable au groupe.
C'est le « dos argenté » qui ordonne les rassemblements et choisit la direction des déplacements. A sa mort, un autre le remplace, sinon le groupe se désagrège et les femelles partent intégrer d'autres groupes. Dans ce cas les mâles dominants de ces groupes tuent les petits qui viennent avec elles pour préserver et sécuriser sa propre progéniture.

L'animal n'attaque que pour défendre son clan. Très souvent, quand deux mâles se rencontrent, l’affrontement se limite à une litanie d’intimidation.
La bête met en œuvre le même rituel lorsqu’elle fait face à des êtres humains. Ce rituel séculaire d’intimidation entre « dos argentés » se déroule en plusieurs phases bien distinctes :
Première phase :
s’asseoir et émettre une série de grognements
se lever puis arracher une poignée d’herbe qu’il faut ensuite jeter en l’air
se frapper fortement la poitrine avec les paumes de la main
charger en grognant et détruire tout sur son passage, si l’adversaire reste imperturbable
s’arrêter brusquement puis asséner un grand coup de la paume de main sur le sol.
Deuxième phase :
affronter son adversaire d'un regard glacial en imposant un calme « olympien »
se séparer de son adversaire sans le quitter des yeux (généralement les 2 mâles se séparent là).
Troisième phase :
engagement d’un combat sanglant et mortel si le mâle solitaire veut aller jusqu’au bout du duel. Dans ce cas ou l’un d’entre eux meurt, ou les deux succombent et un troisième larron viendra gouverner sur les femelles. Si le mâle dominant est tué, le vainqueur applique une sentence traditionnelle de gouvernance : il tue tous les jeunes du vaincu pour féconder rapidement les veuves et assurer ainsi sa propre descendance.
Grands nomades, les Gorilles érigent leurs abris ou litières ou nids chaque soir au cours de leurs déplacements. Les nids dans les branches sont de plus en plus rares car l’animal est de moins en moins arboricole.

Généralement herbivore, chaque individu totalise par jour, en moyenne, 2h de repas de 25 kg de nourriture (plantes, bambous, insectes, etc.). Le repos traditionnel pour digérer peut durer 2 à 4h. Le chef définit la fin de la sieste et décide du lieu où son groupe va ériger des nids pour passer la nuit.
Animal vivipare, sa femelle porte le petit dans son ventre. Sa période de reproduction n’est pas fixe et sa maturité sexuelle arrive entre 6 et 9 ans. La durée de la gestation d’une femelle est de 240 à 300 jours.
On observe une fréquence de procréation de 4 ans environ dont chacune d’elle ne donne qu’un seul petit rose dont le poids avoisine 2Kg.
Les jumeaux sont rares et quand ils arrivent, la mère est incapable de s’en occuper : soit ils meurent tous les deux, soit un d'entre eux survit.


La mère s’occupe sérieusement de son petit suivant les règles strictes d'éducation : ne jouer qu’avec les jeunes du clan, se laisser toiletter régulièrement par sa mère qui va jusqu'à lui suspendre les pieds pour lui nettoyer les fesses, les parties génitales, etc. Des liens très forts unissent la mère et son petit, si bien qu'en cas de décès de ce dernier, la mère traîne son corps pendant longtemps et tombe dans une grande dépression.
Vers 3 ans, quand arrive le sevrage, au moment où le dos noir du jeune mâle devient argenté, la mère est obligée de se séparer de son petit qui doit quitter le nid maternel pour se consacrer à sa vie d’adulte et aller fonder son propre groupe. Très souvent il erre longtemps en solitaire et représente une menace pour tous les autres mâles dominants.

Les gorilles communiquent entre eux par des signaux sonores spécifiques qu'ils accompagnent des mimiques. Leurs états moral et physique s'expriment au travers de leur visage ou par des grognements spécifiques. Dans son environnement naturel il peut vivre jusqu'à 45 ans. Son taux de mortalité avoisine les 40%. On estime que d'ici à 15 ans, la disparition du grand singe est quasi certaine. L’avenir du gorille est donc véritablement hypothétique à cause notamment :
- de la déforestation, pratiquée pour faire des terres agricoles, aussi pour le trafic de charbon de bois (qui détruit 10% de forêt par an pour le charbon)
- des différentes guerres qui dévastent son habitat et les éliminent physiquement
- du braconnage pour sa viande, son crâne et ses mains (baigner un enfant dans une bassine d’eau dans laquelle on a plongé un ou deux de la main d’un Gorille procurerait de la force à l’enfant), éléments énigmatiques vendus à des prix diamantifères, aussi la vente des jeunes Gorilles aux « touristes » est un commerce très lucratif.
- des maladies virales de l'être humain qui lui sont mortelles
- de l’autodestruction de par son rituel inné et mortel qui consiste à éliminer physiquement tous les jeunes d’un clan issus d’un mâle dominant vaincu et tué au duel par un autre « dos argenté ».

L’Ouganda est parmi les pays qui mènent des actions efficaces pour la protection et la survie de ce cousin de l’être humain. En effet, sur les 720 gorilles des montagnes encore en vie, 340 habitent ce pays d’Afrique.
Certains paléontologues, et non des moindres, affirment que 99% des espèces apparues depuis l'existence de la vie sur la Terre ont déjà disparues. La présence de l'être humain et des dégâts qu'il cause sur l'environnement depuis quelques siècles s'avèrent dramatiques pour de nombreuses espèces qui restent.
Le développement de l’éco-tourisme dans les pays qui abritent les Gorilles (Congo, Gabon, Cameroun, Ouganda, Rwanda, etc.) semble être une des solutions nécessaires pour sauver le plus grand des primates.

Balubula ba Ndulu,
Evry le 07 juillet 2010
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mercredi 14 juillet 2010

dimanche 11 juillet 2010

COUPE DU MONDE EN AFRIQUE DU SUD

L'ESPAGNE A GAGNE: pour voir le but de la victoire, images de BBC: CLIQUEZ-ICI


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lundi 5 juillet 2010

Une Semaine... Un Artiste...: LITA BEMBO ET L'ORCHESTRE STUKAS


Rappel: Les oeuvres de la Musique Congolaise sont si riches de part et d'autre du fleuve congo, qu'il est un devoir de temps à autre de rendre un hommage à nos amis les artistes. "Une Semaine... Un Artiste..." est une idée de Elvis MAKOUEZI qui a pour objectif de trier un lien du gisement musical congolais sur Internet et de le mettre à la disposition de nos lecteurs. Car sans ce moyen technique nos artistes tomberont dans l'oubliette et aujourd'hui en 2010 année où nous célébrons les 50 ans d'indépendance en Afrique, aucune politique culturelle n'a jusqu'à ce jour permis une mise en valeur digne de nos artistes des deux rives. Que ce soit à titre posthume ou de leur vivant, nous voulons leur rendre hommage en vous présentant une goutte d'eau de la musique congolaise. Comme les émissions de jadis: Disques demandés; demandez-nous ce que vous souhaitez écouter, faire écouter aux autres ou proposez-nous un lien. Pour ce second numero (semaine du 5 juillet au 11 Juillet 2010) L'Artiste de la Semaine est:

LITA BEMBO de l'orchestre STUKAS

Au début des années 1970, La lutte ou plutot la bataille pour la place du premier orchestre des jeunes au zaïre était très féroce du point de vue artistique. Après l'orchestre les Maquisards de Ntesa Daliens, l'orchestre en vogue était Zaïko Langa-langa. Il aurait fallu l'imagination d'un jeune appelé Gabriel Lita Bembo pour venir perturbé le succès de Zaïko. Ce qui avait fait de Gaby Lita ou Lita Bembo: le plus grand "Showman" du Zaïre. D'abord, pour son orchestre dont les premiers chanteurs et co fondateurs furent Suké bola et Shungu Wembadio (connu plutard par le nom de Papa Wemba), Lita Bembo avait choisi le nom de Stukas pluriel de stuka qui en allemand est une abréviation de Sturz-kampfflugzeug, avion d'attaque en piqué, nom donné pendant la Seconde Guerre mondiale au Junkers 87, bombardier allemand.
Deux petites anecdotes pour présenter Lita Bembo aux jeunes d'aujourd'hui et de demain: Un jour, le stade du 20 Mai qui était à l'époque l'un des plus grands stades d'Afrique était plein à craquer. Au programme, devaient s'affronter musicalement: deux orchestres les zaïko langa-langa et l'orchestre Stukas. Tour à tour, les deux orchestres avaient déja jouer à jour d'intervalle à la foire internationale de Kinshasa (La FIKIN). Le bruit avait couru jusqu'à Brazzaville que desormais il fallait compter sur un nouveau venu sur la scène, appelé Lita Bembo. Il était capable de battre n'importe qui. Chose impossible pensaient les seuls congolais de l'époque ( les Congolais de Brazzaville). Devant les grands écrans des téviseurs noirs et blancs, du coté de Brazza et de ceux qui n'avaient pu trouver de place au stade, tout le monde attendait ce combat de "titans". Zaïko était au complet avec: Des chanteurs de talents tels Evoloko Anto, Mavuela Somo, Shungu Wembadio, Efongué Gina, Bozi Boziana, Nioka Longo, Bimi Ombalé, le guitariste Manuaku waku, le "drumer" Ilo Pablo et leur batteur DV Mouanda. La prestation fut exceptionnelle à la grande joie des mélomanes dont certains n'avaient pas hésiter de faire des sauts de cabris sur cinq à dix mettres aller-retour pour de se moquer des supporters de Stukas.
Pour tuer le "match" de musique, Lita Bembo fit ce qu'aucun artiste n'avait fait avant lui. La musique avait commencer sans lui. le public cherchait par où et dans quelle tenue il allait sortir.
Tout le monde y compris le public et la camera furent pris de vitesse et de court: Comme un mort vivant, l'artiste sorti d'un cercueil! Ce fut le délire total...l'apothéose festive. Depuis ce jour, plus jamais aucun orchestre ne voulu jouer sur la même scène que Lita Bembo et l'orchestre STUKAS.

La deuxième anectode fut: le départ de l'orchestre de son ami et guitariste très doué Souké-Bola et ce à quelques semaines d'un grand concert. Lita Bembo fut inconsolable. Il fit des pieds et des mains, allant jusqu'à supplier son guitariste de revenir. Rien! Dans sa tristesse, on vint lui présenter un jeune ayant deux passions: L'école et la guitare afin de remplacer Souké-Bola. Pour Lita Bembo, Souké Bola était irremplaçable!

Ce Jeune guitariste en vacances s'appelait Bongo Wendé. Lita Bembo pensait à annuler ou reculer ce concert du samedi soir en direct à la télé Kin présentée par Lukunku Sampu (Benoît). Lita se disait: en quelques jours, il serait difficile de trouver quelqu'un pour boucher le trou, lui qui aimait le travail bien fait et qui était désormais reconnu comme le meilleur showman. Sa réputation en dépendait.
Avec mélancolie et par l'insistance des gens, l'artiste se décida à voir Bongo Wendé à l'oeuvre. Bongo Wendé fut surnommé le Dactylo de la guitare à tel point que ce fut un virtuose (comme manuaku waku de zaïko et Geri Gerard des bantous de la capitale). Mais Dactylo savait en plus jouer la guitare avec ses dents, la poser sur ses genoux comme un bébé et derrière la nuque. Emporté par son élan lors du concert, Lita Bembo devant son micro et les millions de téléspectateurs invectiva son ancien ami en lui l'interpellant et en disant : " Samunka, Samunka, mama na yo, Yoka Banda na yo!" Se qui se traduit par: "Samunka, Samunka, J'insulte ta mère, écoute ton rival". Ainsi était la personnalité de Lita bembo, grand par la taille et le talent et qui invitait tout le monde à le regarder danser... lui qui danse comme un serpent disait-il. Lita Bembo avait fini sa carrière en Belgique et dans l'anonymat des jeunes dont beaucoup sont nés après sa grande époque. Et Dactylo avait pu rejoindre l'orchestre Viva la musica de papa wemba (Shungu wembadio). ainsi la boucle fut bouclée.

Pour Voir LITA BEMBO et le STUKAS, CLIQUEZ-ICI
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mardi 29 juin 2010

REVUE DE PRESSE: Cheikh Modibo Diara



CHEIKH MODIBO DIARRA, ANCIEN EXPERT DE LA NASA : « L’Afrique décollera si la Société civile et les citoyens unissent leurs forces »
Propos recueillis par Babacar DIONE Source Le Soleil

Au moment où l’Occident croule sous le poids de la crise économique, l’Afrique est le seul continent qui fera un taux de croissance de 5%, selon Cheikh Modibo Diarra, le président de Microsoft-Afrique. Ancien expert de la Nasa, M. Diarra estime que l’Afrique est en train de créer de la richesse, même s’il se désole des maux qui gangrènent le quotidien du continent. Le scientifique africain pense que l’Afrique peut décoller si la Société civile et les citoyens unissent leurs forces. Il se démarque des avis mettant sur le dos des gouvernants les difficultés du continent. Pour lui, le mal de « l’Afrique, c’est la mentalité des citoyens ».


M. le président, une dizaine de pays africains célèbre cette année leur cinquantenaire de leur indépendance. Ces Etats répondent-il aujourd’hui à l’Afrique de vos rêves ?
L’Afrique d’aujourd’hui est très loin de l’Afrique de mes rêves. L’Afrique dont je rêve est une Afrique qui est en paix avec elle-même, qui est en paix avec le monde. L’Afrique dont je rêve est une Afrique où chaque citoyen accède à une éducation de qualité, des soins de santé, la sécurité alimentaire. L’Afrique dont je rêve est une Afrique où la limite à ce que peut apporter chaque citoyen dépend de son propre mérite et de l’effort qu’il fournit. Non pas de ses relations. L’Afrique dont je rêve est une Afrique où les gens qui y vivent aujourd’hui sont soucieux de ce qu’ils vont laisser aux gens de demain, en termes d’environnement. Nous gardons notre environnement très jalousement. Je souhaite voir un continent où les citoyens rêvent non seulement de participer au développement continu de leur pays, mais de contribuer aussi aux œuvres de l’humanité. Je rêve d’une Afrique où les gens sont heureux où il ferait bon vivre. Le continent est très loin de tout ça.

Pourquoi ?
Pour aller de n’importe quel Etat initial à un Etat de rêve, il y a toujours un trajet qui n’est pas facile, qui est dur en termes de travail. Nous sommes sur ce trajet. Ce trajet est indispensable. Tout pays passe par ça.

L’Afrique parcours-t-elle ce trajet ?
Nous ne parcourons pas ce trajet à la vitesse maximale que nous voulons. Nous pouvons aller beaucoup plus vite. D’abord en travaillant. Le développement ne peut pas se faire sans le travail. Si vous regardez l’Afrique d’aujourd’hui, il y a deux choses qui se font. Il y a la solidarité dans le monde international. Mais il y a aussi la dépendance. Et il faut faire une distinction entre ces deux. Les gens qui sont un peu en retard, qui ont besoin d’aide, peuvent bénéficier de la solidarité du reste du monde, mais ces gens n’ont pas le droit de ne s’appuyer que sur cette solidarité. Parce qu’en ce moment, ça ne devient plus de la solidarité, mais de la dépendance. Ça devient une situation d’assistanat chronique. Cela retarde et démobilise le continent. Cette situation empêche également à l’Afrique d’avancer très vite.

Voulez-vous dire qu’il y a un manque d’ambitions dans le continent ?
Vous, en tant qu’individu, quand vous vous levez le matin, vous avez le challenge de la journée. Mais votre premier raisonnement quand vous avez ce challenge c’est d’abord de dire comment je vais le résoudre. Vous vous appuyez sur vos propres moyens et aptitudes. C’est seulement lorsque vous avez mis vos moyens et aptitudes en marche que vous vous rabattez du côté de la solidarité pour combler le petit écart qui reste. Vous pouvez demander des conseils à un ami ou un frère. Et votre challenge est résolu. Mais imaginez-vous dans un Etat où dès que vous vous réveillez, avant de penser à qu’est-ce que je peux faire moi-même pour diminuer ce challenge ou le résoudre, la première chose que vous pensez, c’est un ami ou un frère. Et vous ne vous posez même plus la question de savoir ce que je peux faire moi-même pour mon challenge. C’est ça le danger qui nous guette en Afrique.

Vous indexez les dirigeants du continent ?
Ce ne sont pas les dirigeants. C’est vous et moi. C’est nous qui devons prendre en main notre destin.

LIVRES: LU DANS LA PRESSE

Pour lire l'interview de L'Ecrivain Congolais Emmanuel Dongala dont les propos sont recueillis par Thomas Flamerion pour Evene cliquez sur l'affiche ci-dessus.

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MARIEN NGOUABI: UNIVERSITE MORTE POUR 3 JOURS

La conscience collective politique congolaise existe-elle?

Faut-il en pleurer? A l'heure des bilans des 50 ans d'indépendance, l'université de Brazzaville a du maille à partir avec l'Etat Congolais, la mairie de brazzaville et la conscience des hommes politques du Congo. Comme si celà ne suffisait pas, les conditions de travail de cette institution (qui forme les cadres congolais d'aujourd'hui et de demain) étant les plus déplorables au monde, oui il n'y a pas pire ailleurs, s'ajoute une spoliation qui ne dit pas son nom et qui est à l'origine des 3 jours d'Université morte decretés par l'intersyndicale à partir de ce mardi 29 Juin 2010. Sans mettre de l'huile sur le feu, Il y'a des moments où les partis au congo et pas seulement le MCDDI, doivent se démarquer du silence pour dire quelque chose. la solidarité gouvernementale ne doit pas rendre les cadres politiques muets qui petit à petits sont entrain de scier l'arbre sur lequel ils sont perchés.

Point de la situation (source Télé Congo) CLIQUEZ-ICI.

Musique Congolaise: Une Semaine... Un Artiste...

Vadio Mambenga

Les oeuvres de la Musique Congolaise sont si riches de part et d'autre du fleuve congo, qu'il est un devoir de temps à autre de rendre un hommage à nos amis les artistes. "Une Semaine... Un Artiste..." est une idée de Elvis MAKOUEZI qui a pour objectif de trier un lien du gisement musical congolais sur Internet et de le mettre à la disposition de nos lecteurs. Car sans ce moyen technique nos artistes tomberont dans l'oubliette et aujourd'hui en 2010 année où nous célébrons les 50 ans d'indépendance en Afrique, aucune politique culturelle n'a jusqu'à ce jour permis une mise en valeur digne de nos artistes des deux rives. Que ce soit à titre posthume ou de leur vivant, nous voulons leur rendre hommage en vous présentant une goutte d'eau de la musique congolaise. Comme les émissions de jadis: Disques demandés; demandez-nous ce que vous souhaitez écouter, faire écouter aux autres ou proposez-nous un lien. Pour ce premier numero (semaine du 28 juin au 4 Juillet 2010) L'Artiste de la Semaine est:
VADIO MAMBENGA dans "Tambula Malembé"

L'histoire ne retient pas s'il est né handicapé moteur ou s'il a souffert de la poliomyélite dès le bas-age. A l'âge adulte, a force de travailler et de persévérer, l'artiste Vadio Mambenga a connu le succès au sein du groupe ISIFI (institut spécial international de formation des idoles) de Evoloko Antoine. Vadio qui roulait en vélo tricycle est devenu une star aimé de tous en composant la chanson Tamboula Malembé Mokili ya bato. Il y exprime sa joie de vivre et la vie qu'il aime mener et conseille d'aller tout doucement dans la vie. En effet comme dans toute chose, le succès est au bout de l'effort.

Pour écouter l'oeuvre de Vadio Mabenga: Cliquez-ici.