lundi 7 novembre 2011
EDITO
Par Elvis G. MAKOUEZI
ça y est! nous revoila. après une petite periode de sommeil volontaire, le Soleil de Greenwich revient. Peut-être pas pour le plaisir de tous mais certainement pour la majorité de nos lecteurs dont beaucoup nous suivent via notre page facebook qui elle n'a jamais eu de repit.
Un silence dont certains organes de communication ne se sont pas rendu compte. on se demanderait d'ailleurs pourquoi? Mais comme bientot en 2012, le Congo connaitra une période charnière avec les élections en vue, Le Soleil de Greenwich compte reprendre la place qui est la sienne dans l'échiquier des sites parlant du congo Brazzaville et de sa politique. A cette occasion toutes les contributions seront comme toujours les bienvenues.
Pendant notre instant de repit, le monde ne nous a pas attendu et surtout n'a pas arreter de tourner. Ainsi, La Lybie par exemple n'est plus celle du colonel Kaddafi mais du Comité Natonal de Transition(CNT), ceux que tout le monde appelait jadis les rebelles. La Grèce est toujours dans la tourmante économique et financière, l'Euro est en difficulté, l'Amérique prépare ses élections dont personne ne peut garantir la victoire du président Barack OBAMA. Dominique Strauss-Khan (DSK) dont les demelés avec la justice américaines avaient fait le tour du monde est depuis rentré en France où ses collègues socialistes (pas seulement les socialistes car les non socialistes pouvaient aussi voter aux primaires socialistes à certaines conditions) ont élus François Hollande.
Bien que le temps perdu ne se rattrape pas, nous allons essayer de vous faire revivre ces derniers mois via plusieurs vidéos souvenirs. Ensuite nous pourrons revenir sur le temps présent. A tous et à toutes, nous sommes heureux de vous retrouver et de continuer à nouveau notre route.
lundi 19 septembre 2011
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo
Amicale Pour l'Amour et le Développement de l'Afrique
Association Union Pour l'Afrique
Balubula ba Ndulu
Avec qui aider Petit Matondo?
Balubula ba Ndulu
Brazzaville, 01/09/2011
Petit Matondo, de retour des champs, accompagné de sa mère, je l'ai vu marcher pieds nus sur du sable brûlant des sentiers, un lourd fagot de bois sur sa tête.
Petit Matondo de retour des champs marchant pieds nus sur du sable brûlant
A quelques mètres derrière sa mère, il préfère porter sa paire de sandales par les bras et rester ainsi les pieds nus pour mieux hâter les pas.
Assez étonnant, le sable chauffé par un soleil qui verse ses derniers puissants rayons avant de s'engloutir et disparaître dans les fonds de l'ouest, ne dérange nullement petit Matondo.
Question d'habitude, certainement, car un non habitué, moi-même y compris, ne peut supporter cette chaleur sous ses pieds nus. Scrutant l'environnement naturel, pointant l'horizon avec ses yeux, petit Matondo marche à pas pressés, les effets de charge du fagot de bois posé sur sa tête sont amortis par une couronne de tissu bien enroulé.
Petit Matondo ne connaît pas une autre langue que le Kongo, sa langue natale ou maternelle, qu'il sait déjà manier. Il ne fréquente pas l'école, préférant suivre sa génitrice, l'accompagner au champ, l'aider au maximum de ses capacités et moyens. Le bois, c'est le seul produit de survie pour sa famille.
Je viens de visiter les plantations du célèbre Loumoungui, un agronome connu pour son expertise dans le greffage des plantes et sa maîtrise de la terre.
Avant la guerre qui a longtemps paralysé le Congo Brazzaville, papa Loumingou habitait le village Kingémbo et en était le chef, à près de 100 kilommètres de la capitale.
C'est dans cette contrée des terres arrosées par Lualu qu'il développait ses techniques agricoles et transmettait son savoir ancestral par l'enseignement pratique de terrain.
Mais les exactions des guerriers le poussent à opter pour l'exode rural. Il fuit son village, abandonne ainsi ses habitants, ses élèves et ses vergers pour s'installer à Mayanga, un nouveau quartier qui s'étend au sud de Brazzaville.
Mu sampa » ou la paillotte, abri de repos et de refuge de papa Loumoungui
Chemin de retour faisant avec l'expert, satisfait que je suis de la visite de son nouveau terrain planté d'arbres fruitiers, situé en pleine campagne, loin au-delà de Mayanga. Emerveillé aussi par ce que je viens de vivre et par tant de découvertes :
- Un verger bien entretenu et comblé des safoutiers et avocatiers, des manguiers et orangers, des mandariniers et des citroniers, des corosoliers et des papayers, des colatiers er des cannes à sucre, des plantes de manioc et des ananas, des tomates et divers produits du jardin.
- Une termitière à l'entrée du verger, qui marque le naturel sauvage du milieu et s'efforce à rattraper la taille des arbres.
- Un ruisseau, qui arrose l'ensemble du verger
- Une source d'eau naturelle offre de l'eau pure et potable.
Durant tout le parcours, notre conversation se focalise sur les immenses potentialités en ressources agricoles (jeter une graine et revenez quelques mois après, la graine aurait déjà germée.
C'est dans ces circonstances que, à la croisée des sentiers, notre duo rencontre le trio qui arrive à la file indienne:
la mère de l'enfant balise le chemin sous l'oeil gardien de son fils qui arrive juste derrière, suivi d'une deuxième femme.
Spontannément, j'amorce un dialogue avec petit Matondo. Au départ, celui-ci qui semble ignorer notre présence, garde son rythme et son élan de marche, à la manière d'un courreur qui fonce avec un seul but dans la tête: être le premier à l'arrivée.
« Toi mon petit, comment tu t'appèles?
« Il s'appèle Matondo» , répond la mère à la place de l'enfant
« Matondo, pourquoi tu portes une charge si lourde ?
« C'est lui-même qui fait ses paquets de bois, bien que je m'y oppose»
, répond de nouveau la maman, le temps que petit Matondo cherche une réponse dans sa tête.
« Matondo, pourquoi tu veux à tout prix porter cette lourde charge sur ta tête? »
« Matondo, pourquoi tu veux à tout prix porter cette lourde charge sur ta tête? »
« Mon paquet bois je vais le vendu. Il peut rapporter 100 à 200 francs CFA
(1 euro = 655 FCFA). Avec cette somme d'argent, ajoutée à la valeur du gros paquet que porte ma mère sur sa tête, tout cela va totaliser une somme qui va assurer notre repas de la journée. »
« Matondo, je t'ai compris et je te comprends. Est-ce que tu vas à l'école?
« Non, impossible de laisser ma mère seule venir chercher du bois dans la forêt. Que deviendrait-elle sans ma présence et mon aide? »
Petit Matondo est déjà responsable à son âge! Ses paroles touchent tous mes sens et mon corps aussitôt frissonne d'une étrange émotion.
A peine si je ne pleure quand ses yeux, sans sourciller, fixent les miens avec le regard d'un grand juge, comme pour vouloir dire
« Que veux-tu que je fasse d'autre, quand je sais que je suis condamné à l'endurance et à lutter contre nos souffrances ? » Petit Matondo devant sa mère
Après ce moment de pose, petit Matondo poursuit sa route, cette fois-ci au devant de la file
(Mayanga est déjà visible), son fagot de bois sur la tête, le pas pressé pour vite regagner Mayanga avant la tombée de la nuit, surtout d'arriver à vendre son paquet de bois ce jour même .Préoccupé par la survie, petit Matondo ignore :
- qu'il est « pétrolier », que son pays vit dans la convoitise des pays avancé en industrialisation
- qu'en coupant le bois de la forêt qui lui permet de survivre, il participe directement au phénomène de déboisement qui accélère la désertification de sa région, de son pays et du monde dans sa globalité
- que la scolarisation des enfants est nécessaire et obligatoire, c'est à travers celle-ci qu'il peut devenir un bon dirigeant et un excellent gestionnaire, l'un de ceux-là qui amèneront demain un développement propre et effectif dans leur pays, le Congo.
- Lorsqu'on se sépare, je lui dis naturellement«matondo ». Il me fixe avant de répondre, avec un sourire malicieux, « matondo », pour me faire comprendre que Matondo c'est bien lui.
En fait«matondo », quasiment dans toutes les langues du Congo, veut simplement dire « merci ».
Petit«Matondo » ou petit « Merci » est alors prédisposé à être reconnaissant envers tous ceux qui lui apporteraient tout soutien capable de l'extraire de la misère et de l'aider à se scolariser, comme doivent l'être tous les enfants de son âge.
Toute personne qui souhaite venir en aide à petit Matondo peut contacter l'association Union Pour l'Afrique ou le groupe Amicale pour l'Amour et le Développement de l'Afrique :
Tél: 06 69 94 63 74 e-mail : masobidi@free.fr
jeudi 8 septembre 2011
Arts, Culture & Metiers: Nzundu
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo
Balubula ba Ndulu, Brazzaville le 20 août 2011
Nzundu* , légué aux enfants, ne sert plus qu’à briser les noix de palme
Nzundu, l’enclume, est cet outil passif mais essentiel de Ngangula ou du Forgeron.
Généralement supportée par un bloc de bois, nzundu est une masse d’acier à la surface plane appelée table, souvent cémentée. C'est sur cette table que le forgeron bat les métaux (fer, argent, et tant d’autres) pour leur donner une certaine forme ou les écrouir.
Assez souvent, sur les enclumes, on observe un trou carré sur lequel s'adaptent une petite enclume ou des outils divers pour faire prendre au métal des formes variées.
Nzundu se termine par une ou deux pointes, encore appelées bigornes, qui servent à donner la forme voulue à l’objet en création, placé sur la table et tenu par des tenailles, chauffé par l’air brûlant des soufflets.
Fonctionnellement, Nzundu permet d’étirer, de planer, de courber (à l’aide des pointes), de trancher ou poinçonner, de souder par rapprochement, etc.
Bien que nzundu atteigne 400 kilogrammes, elle ne peut rien sans le marteau qui s’abat sur sa surface, avec une force et une vitesse inouïes dépendant de l’élan que lui procure la main de Ngangula**, pour écraser un métal placé entre ces deux outils importants de Ngangula, notre Forgeron qui travaille les métaux, détient le savoir et les techniques d’un des plus vieux métiers de l’être humain évolué.
Contrairement au marteau que l’on peut changer pour cause d’usure ou autre défaillance, l’enclume est séculaire. Elle est comme une maman qui reste unique durant toute la vie d'un être humain.
Nzundu ou enclume (source couteaux.free.fr)
Historiquement, dans la royauté de Kongo, nzundu servait de relais de transmission des héritages aux enfants, aux neveux, à la nouvelle génération.
Nzundu se transmet alors de génération en génération pour produire des génies du métier de la forge, des véritables Ngangula capables de penser, de créer, de fabriquer des outils et des choses durables pour travailler la terre et ériger des industries, offrir ainsi des richesses favorables au développement continu des sociétés.
Un héritage n’est pas une source intarissable, surtout si l’on n’en prend pas soin pour le fructifier. Les receveurs de cette grande richesse doivent s’en servir pour en tirer profit, continuer et pérenniser le noble métier de Ngangula.
Mais, au grand désespoir, nombreux sont ces enfants ou neveux qui ne savent pas prolonger un héritage.
Au contraire, plus l’héritage reçu est riche, plus ils l’utilisent pour consommer davantage, aussi jouir à l’extrême le bonheur de l’argent et du bien matériel.
L’héritage est en lui-même passif, il ressemble à cette enclume inerte à laquelle il faudrait appliquer une certaine force, à laquelle elle oppose une grande résistance. Cette résistance est celle qui fait subir, au travers des coups sériels du marteau, la transformation du métal placé sur sa surface.
L'apprentis ngangula J. Lahitte & son maître
(picture from the 14th Próżna, source Luke Ościsławski)
Il faut un tout pour faire un ensemble. L’enclume seule n’a aucune valeur, elle est incapable de transformer un métal. Pour se faire, elle doit conjuguer des services ou fonctions de différents éléments :
• La présence, le génie, la force de Ngangula qui pense
• Les coups répétitifs du marteau, auxquels nzundu oppose une résistance grâce à sa dureté et robustesse
• La structure des bigornes, qui favorisent la mise en forme du métal à transformer
• Le vent chaud du soufflet, qui facilite la transformation du métal concerné.
Ngangula, c’est aussi un nom féminin dans la société Kongo. Le métier de la forge étant celui des hommes, pourquoi alors ce nom de Ngangula est-il réservé aux femmes ?
• La femme, pièce maîtresse des sociétés humaines, symbolise la reproduction. Elle offre des générations qui assurent la continuité de l’existence humaine.
• La femme, elle est cette personne humaine qui sait supporter les caprices et la virilité masculines, comme cette enclume du forgeron qui encaisse les coups et supporte le poids du marteau pour produire tant de choses utiles à nos sociétés.
Chaque nom Kongo a une signification et Ngangula vient du mot ngangu, qui veut dire force. Mais il s’agit ici de la force de travailler, de créer, de produire, de transformer des choses, et non pas celle de livrer un combat contre son prochain, de faire la guerre aux autres, ni même de la force de défense. C’est dans cette particularité que l’expression Kongo ci-après couvre toute sa philosophie :
« Bi yélélé, wé na ngangu ka sé », « les choses sont mûres, celui qui a des forces qu’il les mette en œuvre. »
Etymologiquement, Ngangula se décompose en trois parties :
• Nga, qui signifie le possesseur ou détenteur
• Ngu, qui exprime la puissance ou la force (de travailler ou de produire)
• la, un complément circonstanciel qui marque ici la manière, l'appréciation.
Ngangula, veut simplement dire : « celui-là qui a de la force »
Si l’enclume a transformé le monde industriel, si elle a pu donner une impulsion au développement des sociétés, c’est surtout parce que ceux qui ont hérité de cet outil ont su s’en servir et mis en avant le don de la création.
Malheureusement, les héritiers inconscients de nos jours ne savent même pas ce que Ngangula voudrait dire, ils ne connaissent même pas l’importance de l’enclume, ni ce que cet outil représente dans nos sociétés.
Tout héritage, politique ou culturel, économique ou financier, historique ou philosophique, social ou religieux, se doit d’être enrichi.
“Wa dia fua, yika dio”, « si tu hérites d’un héritage, il faut savoir l’augmenter », nous conseille la sagesse Kongo.
Heureusement que « là où une rivière est passée, il reste toujours une quelconque fraîcheur ».
Les Ngangulas de la nouvelle génération, celle de Samuel Mabanza (voir photo ci-après), qui garantissent la pérennité du vieux et séculaire métier des continents, méritent nos soutiens moral, matériel et financier, un grand encouragement à leur génie créatif afin que celui-ci soit continuellement inventif.
C’est dans cette orientation que les associations « Amicale pour l'Amour et le Développement de l’Afrique » (AADA) et « Union pour l’Afrique » (UPA), qui œuvrent pour le développement effectif du continent africain, lancent un appel au soutien de ces jeunes talents.
Il ne faudrait pas simplement être une enclume pour éviter d’être une personne apathique, particulièrement lente, prête à couler.
Il faut plutôt se servir de cet outil massif pour imposer le génie de la création afin d'offrir aux générations futures des choses de grandes richesses, fructueuses et pérennes. Ainsi, nous ne ferons pas comme ces enfants, héritiers de notre nzundu ancestrale, ne s’en servent que pour briser les noix de palme.
Enfin, disposons d'un coeur qui a avalé nzundu pour mieux conserver nos acquis de sources lointaines.
Balubula ba Ndulu,
Brazzaville, le 20 août 2011
* Zundu = Enclume
** Ngangula = Forgeron
jeudi 28 juillet 2011
LES EPREUVES INITIATIQUES CHEZ LES BANTU DE BERNARD BAKANA KOLELAS.

C'est un essai publié par Bernard Kolélas aux Editions MENAIBUC en 2007. Il est le produit d'une recherche passionnante réalisée depuis la cellule de la prison de Ouesso, dans la Sangha au Nord Congo. En effet en mars 1970 , Bernard Bakana Kolélas est déporté dans la capitale de la Sangha pour purger ses années de condamnation à perpetuité. Sa déportation dans cette région du Congo faisait suite au coup d'état de Pierre Kinganga du 23 mars 1970 , et le président Marien Ngouabi avait justifié cela par des raisons de sécurité. Mais ce fut tout à fait le contraire lorsqu'il arriva à l'aéroport de cette ville , les gens l'avaient pris pour Pierre Kinganga et il fut agressé physiquement par une foule de personnes . Bernard Bakana Kolélas avait eu la vie sauve grâce à la dextérité du président Marien Ngouabi. C'est ainsi que déclarait Mathieu Mounikou dans sa préface, " Ainsi , une personnalité politique , et non des moindres, a su mettre à profit son temps de pénitence pour non seulement observer les hommes et les femmes autour de lui, mais s'immerger dans leur univers. Il a su s'attacher des informateurs fiables auprès desquels il a recueilli des renseignements précieux sur la société formée par les kwelé, un peuple de la Sangha, aux confins septentrionaux du Congo. On imagine sa patience et son obstination pour se faire ouvrir les portes du secret des sociétés de l'ombre . On devine surtout une quête humaniste derrière sa soif des principes et des méthodes de l'éducation traditionnelle africaine ".
Bernard Kolélas déclarait lui même ce qui suit, pour expliquer l'origine de son idée d'engager une recherche aussi rigoureuse : " Je garde une mémoire particulière de mes trois années de prison , de 1970 à 1973 , au coeur du pays kuelé, dans la Sangha. En effet , c'est de ma détention à Ouesso et de l'amitié dont m'honorèrent des co-détenus autochtones qu'est née ma profonde curiosité pour la culture dont j'étais en quelque sorte, l'hôte forcé. Ma fréquentation de cette culture à travers des hommes qui en étaient pétris , et les rapprochements que je ne pouvais manquer de faire avec mes propres référence culturelles me conduisirent à l'étape du questionnement ; seule une investigation systématique de ce monde , relativement nouveau pour l'homme du sud que je suis, pouvait m'apporter des éclairages enrichissants. C'est là l'origine de cette étude sur la tradition kwelé de la formation de l'homme par le canal de la circoncision rituelle ou Beka. Qu'il soit bien clair , toutefois, que le choix de ce thème ne doit rien au hasard. Ceux qui sont au courant des idéaux qui guident mon combat savent quel prix j'attache à l'homme et à son épanouissement. L'homme , artisan d'une société future qualitativement meilleure, en est aussi la finalité. Le voilà donc au début comme au bout d'un processus devant lui permettre de recouvrer sa plénitude , de transformer en qualités effectives ses riches vitualités , ses étonnantes potentiatlités. ...............L'homme passe l'homme infiniment , écrivait Blaise Pascal. "
L'apôtre du développement intégral qui postulait l'homme total nous laisse un livre formidable que les décideurs africains se doivent d'exploiter. La réflexion sur quel système éducatif pour l'Afrique trouve sa place au régard contemporain des faiblesses que l'on relève dans la majorité des pays africains dans ce secteur . Parlant de l'école africaine , Bernard Bakana Kolélas déclarait que " l'école africaine moderne est naturellement un moule par lequel passent les générations de la relève, Sa vocation est d'être un système intégré, répondant aux besoins profonds de l'Afrique, tout en étant attentive aux courants qui marquent l'histoire présente de l'humanité. Un système intégré, disons nous , à l'instar de l'éducation traditionnelle. Comme celle-ci , l'école d'aujourd'hui doit devenir à la fois un facteur d'intégration, de cohésion sociale et de maîtrise du développement , l'école africaine moderne doit être au service de l'homme, de la personne humaine. Nous ne parlons pas ici d'un homme unidimensionnel, fragmenté en homo sapiens, homo faber, home economicus et technicus. Nous ne parlons pas d'un type d'homme éclaté en compétences particulières . Nous parlons de l'homme total, intégral " .
vendredi 15 juillet 2011
Revue de Presse - POLITIQUE : Les Nouvelles de l'Opposition Congolaise
Par
jean Luc MAKOSSO
LA DIASPORA CONGOLAISE VERS UN RAPPROCHEMENT AVEC L’OPPOSITION INTERIEURE !
Paulin Makaya au centre de l'Opposition
Construire et consolider la confiance, apprendre à se connaître mutuellement et à s’apprécier, confronter les expériences en vue de jeter les bases d’une collaboration future, mutualiser les moyens humains et matériels. Ce projet maintes fois évoqué, discuté et envisagé au sein de différents états major politiques, a été au centre de la concertation qui a réuni ce 9/07/2011 à l’Hôtel HOLIDAY INN ESPRESS de Pantin à PARIS, la direction du Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO, élargie à sa Commission de contact et son secrétariat avec monsieur Rigobert NGOUOLALI, le Président du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (Fpoc) en séjour de travail à Paris.
La rencontre qui s'est tenue sur l’initiative du numéro 1 du Fpoc, a donné lieu à un échange empreint de franchise et de cordialité, pendant lequel Rigobert NGOUOLALI s'est employé à clarifier le positionnement de son cartel perçu à tort ou à raison comme un appendice du Rmp de Sassou-Nguesso. Ce qu'il a catégoriquement rejeté, car, en face, Paulin MAKAYA et Théodore MALONGA ont expliqué que leur démarche s'inscrivait résolument dans une logique de rupture totale. Un point de fracture non négociable dans le cadre d'un rapprochement politique avec toute structure désireuse de s'allier ou de cheminer avec le Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO.
Intervenant en premier, le Président NGOUOLALI a d’abord commencé par décrire la déconfiture généralisée de l’Etat, caractérisée par une faillite morale, une corruption et la paupérisation de la population. La société Congolaise, a-t-il dit, fonctionne à deux vitesses : d’un coté les nouveaux riches, les nantis qui profitent avec avidité des fruits de la croissance dopée par la flambée des cours du Pétrole et de l’autre, la majorité silencieuse qui en est réduite à espérer les miettes. Cette situation qui pourrait être perçue comme une faiblesse de gouvernance est en fait, une démarche consciente et planifiée des autorités politiques et militaires, en vue de déstructurer et dénaturer la République du CONGO, et cela, sans interruption depuis le coup d’Etat du 15 Octobre 1997.
Ce constat sans appel a été fait sur place par les acteurs politiques, les responsables des organisations non gouvernementales, la société civile et par les représentants de organisations internationales qui ont placé le CONGO au sommet des Etats les plus corrompus de la planète. En face, a-t-il déploré, il y a, non pas, une opposition, mais des oppositions. Pourtant, le mal a été identifié depuis longtemps. L’aspiration de la population a plus de démocratie véritable et plus de liberté est criarde.
Mais d’où vient il que les dirigeants de l’opposition congolaise peinent à mobiliser les populations et n’arrivent pas à s’entendre entre eux, pour proposer un programme fiable de développement et de sortie de crise ?
Une opposition en panne de projet et de propositions !
A cette question, Paulin MAKAYA qui Co dirige le Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO avec Théodore MALONGA, a fait remarquer que la responsabilité en incombe aux leaders. En effet, sortis du pays tous ensembles à la faveur du coup d’Etat de 1997 et regroupés au sein de l’Erdunn, les chefs historiques ont regagné le pays les uns après les autres, qui, à la faveur d’un débauchage, qui, d’un ralliement, ou d’une défection pour faire allégeance au putschiste, monsieur Denis Sassou-Nguesso. Les structures comme le FRONT (des Bokamba Yangouma, Yhombi Opangault, Moukoueke, etc...) montées à l’extérieur pour organiser la résistance, ont volé en éclat dès les premiers appels du dictateur, invitant les volontaires à prendre part au festin. Brisés par les rigueurs de l’exil, fatigués par le poids de l’âge, la course à la mangeoire à donc eu raison de toutes les bonnes résolutions et les convictions, pour peu qu’il y en ai eu réellement. Bref, ce comportement volatile, a gagné presque tous les animateurs des grands partis, tels l’UPADS, le MCDDI, le RDPS, l’UFD, etc …, des formations qui peu ou prou ont rejoint une majorité présidentielle elle-même rongée par des appétits voraces et une guerre de succession féroce.
Au niveau du pays, cette même transhumance politique, cette incurie est observée dans le comportement des responsables politiques qui, le jour, sont dans l’opposition, la nuit à la résidence du Plateau pour aller toucher les trente deniers de Judas, salaire de leur trahison.
« Diviser pour mieux régner », jamais devise n’a trouvé un terreau aussi favorable pour
mercredi 29 juin 2011
POEME:
Amicale pour l'Amour & le Développement de l'Afrique
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo
Balubula ba Ndulu,
JE SUIS UN TAMTAM
En saut synchrone de danse
Elève Ngunza en transe
Livre le fond du message
Que le traducteur dégage
De son contenu si crypté
Epargné d'insécurité
Que ce connaisseur maîtrise
En fait sa donnée traîtrise
Ngoma du frère Matangu
Écouté à Mbanza Ngungu
Berce le village Yangui
Et la citadelle Bangui
Battu assis comme debout
Continue ses offres au bout
Du village Kinkakasa
Jusqu'au delà de Mombasa
Communion des populations
Indépendant d'informations
Est synthèse des langages
Qui simplifie des messages
Oui je suis un tam-tam Ngunza
Oeuvrant pour la paix à Vinza
Ngunza de maman Kilandi
Qui sauva deux bébés Nsundi
Tam-tam aîné Nawazaba
Tam-tam cadet Balubula
De l'atroce paralysie
Recouvrirent la pleine vie
L'ancêtre Bula ma Nanga
Opéra depuis lac Nanga
Bandila deviendra Nzumba1
Rite Kongo l'en obligea
Oui je suis tam-tam de Loko
Grand-mère dansant mu loko2
Epouse de Batanguna
Ce géniteur de Bandila
Oui tam-tam de Ndulu Samba
Ce fils de Samba dia Ngumba
Aussi de Nkusu Kiéhila
Aîeuls du paternel mvila3
Dragon-Lion du jour de jeudi
Livre ses ondes ce midi
Rythme les vagues de Lualu
Qui inspirent ce Nga Ndulu4
Oui je suis Ngoma de Ndulu
Oui Balubula ba Ndulu
Qui a su consommer nzundu5
Est loin de la gueule Ngandu6
Balubula ba Ndulu,
Evry le 31/07/2009
1-Nzumba : Rite ou fétiche Kongo
2-Mu loko : Un rite Kongo qui se caractérise par la nudité des danseurs.
3-Mvila : Lignée, ascendance et descendance
4-Nga Ndulu : Dépositaire de la puissance
5-Nzundu : Enclume
6-Ngandu : Caïman
Balubula ba Ndulu Evry le 31 juillet 2009 1/2
samedi 4 juin 2011
évocation de la bibliothèque d'Alexandrie
DEMAIN L’AFRIQUE SERA AMNESIQUE!
Par Elvis G. MAKOUEZI
Tout est en bonne voie… pour que l’Afrique de demain soit amnésique. Car l’amnésie n’est autre que la diminution ou la perte de mémoire.
Tout d’abord, Vers l’an 642 après Jésus Christ la plus grande bibliothèque du monde, la bibliothèque d’Alexandrie en Egypte (Afrique) fut détruite par un incendie. Jusqu’à ce jour, des doutes subsistent à propos de l’origine de cet incendie. Certains écrits allant jusqu’à la négation de l’existence de cette bibliothèque Fondée en 288 avant Jésus Christ soit en -288 de notre ère. Si cette destruction est reconnue par les uns comme une perte pour l’humanité, il est sur et certain qu’elle est une perte énorme et irremplaçable pour l’Afrique.
Aujourd’hui au 21ème siècle, l’environnement est très différent. Le monde qui vit sous l’ère de la communication connait des bouleversements énormes. Les Etats les plus puissants réunis autour du G8 et G20 se regroupent entre eux pour mieux assoir leur domination, imposer leur puissance, défendre leurs intérêts et aussi pour mieux imposer leur philosophie particulièrement : celle de diviser pour mieux régner ou parfois sous prétexte d’apporter la démocratie qui en fait est aussi la défense des intérêts économiques et financiers. Ou encore à imposer leur vision du monde ou conception du monde de gré ou de force. Même regroupées, tous ces pays reconnus sous le vocable de puissances n’ont pas une force égale. Les plus forts s’imposent naturellement aux autres ou nouveaux venus et font parfois fi de valeurs morales. En cas de conflits armés les vaincus subissent la loi du plus fort jusqu’à l’humiliation. Ce qui anéanti la volonté de résister de certains et fait déraper les autres vers l’extrémiste avec des moyens souvent dérisoires puisque coupés de leurs alliés potentiels.
2011 est une année spéciale pour l’Afrique. Période triste pour les uns mais riche pour les autres. Tout dépend du coté où l’on se trouve. De l’Egypte à la Tunisie, De la Cote d’ivoire à la Lybie. Selon ses sources d’informations et sa capacité d’analyser les évènements, Que l’on soit du coté des manifestants révolutionnaires pacifiques ; des rebelles soutenus militairement par les puissances étrangères à l’Afrique ou que l’on soit du coté des africanistes réclamant l’indépendance et l’arrêt du pillage des ressources de l’Afrique, certaines parties défendent leurs causes ou intérêts qu’ils présentent comme ceux des autochtones avec des arguments pas toujours convaincants du point de vue intellectuel mais aussi historique.
Face au monde entier, les arguments des uns et des autres sont étalés via les supports de communication modernes qui sont : Internet dont facebook, les sites proches des pouvoirs en place y compris dictatoriaux ou ceux de l’opposition.
Aujourd’hui, L’importance de l’internet fait que les supports d’antan comme la presse écrite, la télévision, la radio y font maintenant partie. C'est-à-dire que chaque organe de presse, pour ne pas dire toutes les masses médias mais aussi le citoyen lambda via son blog personnel, son compte facebook ou twitter sont devenus dépendants d’internet.
Jusque là rien d’anormal, c’est l’époque ou le progrès qui l’exige. Et l’Afrique qui ne vit pas en autarcie est obligé de suivre ce progrès. Or là où l’africain devrait prendre conscience c’est le fait de la spécifité de son continent. Ce continent a subit les plus grands fléaux du monde à savoir : La traite négrière, la colonisation, les guerres, les famines, les maladies, les pillages de ressources naturelles etc.…
Ce n’est pas par hasard que certains héritiers, complices et bénéficiaires de nombreux de ces fléaux, qui au passage ne les comdamnent pas, exigent à l’africain d’aujourd’hui de regarder devant et de ne pas toujours se retourner vers ce passé (qui est plus gênant pour eux en tant que coupable ou complice que pour l’africain qui en est victime).
L’autre spécificité de l’Afrique est que l’histoire pendant des générations s’est transmise de bouche à oreille ce qui a tendance à se perdre au profit des nouveaux moyens de communication. Même les nombreuses heures de communications passés par les africains à l’aide des téléphones portables et des différents forfaits proposés par les opérateurs sur les lignes fixes, donnent l’information en instantané, mais elles ne l’archivent pas. La justice, la police et les operateurs ont plus de possibilités de disposer de ces basses de données que l’utilisateur africain ou autre.
En ce siècle de la communication, si l’africain a la maitrise de l’utilisation de nouveaux moyens de communication, il n’en a pas la maitrise complète. Certains africains fiers jurent, croient en leur âmes et conscience et font croire que l’Afrique a la maitrise de cette technologie. Ils oublient une chose que la dernière réunion du G8 tenue en mai 2011 à Paris devraient les interpeller et au-delà rapeller tous les africains et leur faire prendre conscience que tout est bien partie pour…que L’africain soit demain amnésique.
Cette réunion à donner une place particulière aux géants de l’internet en leur demandant de s’associer à défendre certains intérêts communs et d’être du coté de la loi.
En réalité et dans les faits, durant les derniers conflits en Afrique particulièrement en cote d’ivoire certains africains mettant en cause ou insultant la politique française et les dirigeants africains pour leur partialité dans ce conflit, ont vu leurs comptes supprimés et leurs messages via post supprimés. En Egypte, lors des derniers évènements de cette année 2011 ayant entrainé le départ du raïs, l’un des griefs reprochés aux dirigeants sortant par les manifestants était entre autre : la tentative de blocus imposée aux internautes pour essayer de couper toute communication interne et extérieure du pays.
L’Africain d’aujourd’hui se douterait il que dans l’avenir par exemple, que ses intérêts soient divergents de ceux du G8 par exemple ? Et si pour des raisons d’intérêts, les géants de l’internet dépositaires de nombreuses bases de données y compris personnels (les photos de familles, les archives, les contenu des post, les textes avec leurs arguments, leurs preuves historiques apportées par les uns et les autres, etc.) s’alignaient sur la position ou les recommandations de G8 et G20, que se passera t-il ?
A supposer que les données relatives à l’Afrique se perdent, ou soient effacées car ne dépendant pas de l’africain lui même ou qu’il y’ait une sorte moderne de l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie. Que restera t-il à l’Africain soit disant détenteur de la maitrise de cette technologie ?
Il ne restera plus qu’à l’africain intellectuel ou pas, de regretter de ne pas avoir vu venir les choses ou plutôt de ne pas avoir vu venir l’amnésie. Pour l’instant, l’un des moyens pour éviter d’en arriver là s’il n’est pas déjà trop tard, c’est de concilier la modernité à la tradition et aussi de ne pas renvoyer aux calandres grecques les supports d’antan et l’oralité. Car il revient aux africains d'être les gardiens de leur histoire aussi douloureuse soit elle. Que soit le partage de l'Afrique à Berlin en 1885, L'Apartheid en Afrique du Sud, le génocide rwandais, la cote d'Ivoire, L'Egypte, La Tunisie, Le Congo de Lumumba...
Ce qui évidemment n'est pas incompatible avec le progrès.
Elvis G. MAKOUEZI
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mercredi 1 juin 2011
POUVOIR ET TRIBU 1ere Partie
Amicale pour l'Amour & le Développement de l'Afrique
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo
Balubula ba Ndulu
POUVOIR ET TRIBU
Pouvoir politique
La notion du pouvoir définie dans ce document se limite au pouvoir d'organiser, de diriger une société, de gouverner un État ou une Nation.
Vu sous cet angle, le pouvoir est une fonction du couple « capacité - possibilité » qui associe différents moyens : psychologiques et intellectuels, physiques et spirituels, matériels et financiers, techniques et organisationnels, socioculturels, etc.
Il n'est possible de pouvoir que si rien n'entrave les actions envisagées ou mises en oeuvre. Le traumatisme généré par une quelconque peur ne peut que renforcer l'immobilisme et maintenir l'état stationnaire.
La disposition du pouvoir n’est possible que si l’on remplit un ensemble de conditions qui conduit à la capacité de faire quelque chose. Il est alors évident que les notions de pouvoir et de liberté soient interdépendantes.
La durée de vie d’un pouvoir qui étouffe la liberté ne tient qu'aux simples éléments qui le potentialisent. Ce sont ces éléments qu'il faut mettre en apparence et analyser avant toute éventualité de levée de verrous.
Le pouvoir politique est ce type de pouvoir q'un groupe de personnes exerce dans une société. C’est une souveraineté qui fixe les règles devant normalement être soumises à la population pour adoption avant leur application. Il s’exerce de plusieurs manières, dont la plus familière est celle qui offre la légitimité à un responsable d'une société, d'un état : président, premier ministre, roi ou empéreur, etc.
Mais ce pouvoir ne se limite pas à ces dirigeants, il s’étend également aux personnes ou groupes de personnes à grande influence sociétaire, officielle comme officieuse, englobant des influences économique, spirituelle, culturelle, juridique, communicative, morale, sécuritaire, etc.
De plus en plus, le périmètre de l'influence sociétaire sort de la sphère étatique autorisée. On parle alors de l'ingérence internationale et de la puissance extérieure.
Dans plusieurs cas, le pouvoir politique manque de génie démocratique. Au fil du temps il constitue un groupe qui s’enracine et patronne au moyen des outils guerriers, s'accumule vertigineusement des richesses considérables pour l'achat des consciences et des armes, impose le règne de la dictature, surexcite la suspicion, amplifie la désinformation en débordant de filatures, sévit sur le moral et le physique ...
Le pouvoir politique devient ainsi une machine de domination et une capacité d'acquérir illégalement des choses par des moyens impropres.
La question fondamentale est celle de connaître le vrai actionneur des manettes du pouvoir, celui qui détient réellement le pouvoir : individu ou groupe d’individus, classe sociale, réseaux industriels ou de sectes organisées, etc.
Il est également important de connaître les mécanismes d'acquisition de ce pouvoir pour mieux analyser les conditions de sa perte. La connaissance de l'ensemble des éléments de réponse à ces questions constitue un baromètre du niveau démocratique d'un pouvoir politique.
Les sociétés humaines sont de plus en complexes. Elles conduisent à des réseaux aux obligations contraignantes, souvent très disproportionnées, qui lient des personnes ou des Etats, imposent ou empêchent certaines actions ou certains comportements. Le risque étant celui de se compromettre ou de tout sacrifier, de se soumettre aveuglement, d'accepter inconsciemment la privation de la liberté, donc d'être nettoyé de sa dignité.
Balubula ba Ndulu, Val de Reuil, 22 05 2011
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POUVOIR ET TRIBU (SUITE)
Amicale pour l'Amour & le Développement de l'Afrique
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo
Balubula ba Ndulu
POUVOIR ET TRIBUImpact sociétaire de la tribu
La tribu, formée des êtres humains, remonte à la genèse des cellules familiales. Elle est en fait constituée de plusieurs de ces cellules organisées qui cohabitent ensemble dans un environnement donné, sous la base des exigences et règles communes séculaires.
Cette notion de tribu s'accommode avec celle relevée dans le dictionnaire Larousse, qui définit la tribu comme étant :
« Une agglomération de familles vivant dans la même région, ou se déplaçant ensemble, ayant un système politique commun, des croyances religieuses et une langue communes, et tirant primitivement leur origine d'une même souche . En particulier, la tribu est une famille dont les membres se tiennent de près, suivent des règles communes. ».
Tout ceci permet d’affirmer que la tribu est un véritable noyau fédéral de cadrage, d’orientation et de développement de la société tant sur les plans culturel et spirituel, politique et juridique, économique et sécuritaire, que sur les plans de l'organisation et de la communication.
Il est donc indispensable que la base de la tribu, c'est-à-dire la cellule familiale, soit bâtie sous du compact dans un environnement sein où l’être humain façonne la vie pour accomplir des tâches utiles à la société et mène des actions pilotées par des règles et lois universelles :
« Tu ne tueras point, tu aimeras ton prochain comme toi-même, tu ne voleras point, tu ne violeras point, tu n’envieras point la femme d’autrui, tu économiseras, tu partageras, jamais tu ne calomnieras ni trahiras, etc. »
Cet objectif tribal de bonne moralité ne peut être atteint que si l’entité être humain qui fonde la famille et la tribu, le village et le canton, la ville et la région, l’état et la nation, durant ses différentes phases de vie (de sa naissance à sa disparition), suit son développement de manière intégrale, un déloppement qui intègre tous les éléments vitaux de la société : le spirituel et le culturel, le philosophique et le social, le scientifique et l'économique.
La philosophie universelle du développement intégral est celle-là qui fonde ses enseignements sur le bien être de « muntu », « celui qui en a dans la tête », l’être humain, dans son environnement vital où doivent s'exprimer ses libertés individuelle et de groupe.
Les détracteurs des libertés, ces composants de la force qui empêche l'être humain à se développer intégralement, ont insidieusement assimilé ce mode de développement à l’intégrisme. Le seul but visé, est tout simplement celui de déconnecter cette philosophie philanthropique de son orientation universelle.
On se trouve là devant une négation de l'évidence. Ce cas nous projette l'image de cette personne se disant athée vient au final implorer Dieu pour qu'il l'aide à sortir du goufre. Une fois le pardon de Dieu obtenu, la même personne revient vite au gallot dans la négation de celui qui venait de la libérer de ses souffrances et difficultés.
L’être humain appartient inévitablement à une famille ou groupe d’individus, dont la tribu. La tribu en elle-même ne peux, et en aucun cas, être une mauvaise chose dans le développement des sociétés, des états et nations, puisqu’elle est un élément de base de toute structure organisée autour de l’être humain. Ce qui est notamment important, c'est d'arriver à bien canaliser les idées, les sagesses (philosophies), les techniques tribales, aussi de mettre en oeuvre une organisation adéquate pour réussir l'intégration des différents groupes tribaux dans l'environnement ou la vie sociétaire.
Les orientations et actions tribales doivent à tout moment agir dans le sens des échanges et du partage, avec l'équité comme catalyseur. Celles-ci dépendent essentiellement des systèmes de pilotage des tribus, de l’éducation et de la pensée générales. D’où l'utilité d'un développement intégral de la base au sommet des tribus.
Balubula ba Ndulu,
Evry, 28 05 2011
jeudi 19 mai 2011
Le Déchirement de Bernard Bakana Kolélas.

L'adaptation théâtrale du roman de Bernard Bakana Kolélas, intitulé le Déchirement avait été porté sur les planches le 20 décembre 2010 au Palais des congrès de Brazzaville par la compagnie Tchilumba.
La compagnie Tchiluma , à l'origine de ce chef d'oeuvre, donne au public brazzavillois, un autre rendez -vous ce samedi 14 mai 2011 à 18 heures au Centre culturel français de Brazzaville.
Le Déchirement s'inscrit dans l'écartement, encore réel entre l'Africain et sa culture sous la poussée de l'Occident. Entre sa pratique traditionnelle et la nouvelle vie moderne qui s'offre à lui. Tout part d'un jeune homme, Massengo, jeune fonctionnaire qui refuse la femme que lui impose son père. Que de déchirement ! Mais quelle belle léçon de philosophie, de sagesse et de réalisme pour tous les africains d'aujourd'hui. ( Extrait du témoignage de l'écrivain ivoirien Biton Coulibaly dans " Les samedis de Biton ").
lundi 2 mai 2011
dimanche 1 mai 2011
vendredi 29 avril 2011
lundi 25 avril 2011
vendredi 22 avril 2011
Livret de connaissances du MCDDI (6eme partie)
Buku kia nduénga za MCDDI
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo
Balubula ba Ndulu
Ntangu, Soleil et phénomène de l'ozoneL'ozone (O3) est un gaz présent dans l'atmosphère. C'est une forme chimique de l'oxygène très instable et réactive qui constitue la couche d'ozone dans la stratosphère, à une altitude de 15 à 50 km du sol.
La couche d'ozone est celle là qui protège l'humanité et son environnement des rayons ultraviolets (UV) livrés par notre Ntangu ou Soleil universel.
La couche d'ozone est peu épaisse à proximité de l'équateur, plus épaisse et dense lorsqu'on s'approche des pôles.
Formation de l'ozone
Les rayons UV du Soleil pénètrent dans la stratosphère et bombardent les molécules d'oxygène stable (O2), qu'ils séparent en atomes d'oxygène (O). Les atomes d'oxygène (O) se recombinent avec le dioxygène (O2) pour former l'ozone :
O2 + O => O3
Ces rayons UV décomposent les molécules d'ozone (O3) capables de se reformer de la manière suivante :
1.l'énergie solaire brise les molécules d'oxygène d'ozone et forme des atomes d'oxygène simple (O) :
O3+ hv => O2 + O
2.l'oxygène O formé s'associe avec un autre O2 pour former l'ozone "O3" :
O2 + O => O3.
L'ozone O3 constituée est de nouveau brisée par les UV du Soleil en "O" et en "O2", puis le cycle recommence. Ce processus appelé « Cycle de Chapman » utilise :
·un atome d'oxygène (O)
·une molécule d'oxygène (O2)
·une molécule d'ozone (O3).
La quantité d'ozone résultante est mesurée en Unités Dobson (Dobson Unit) ou DU, qui expriment la totalité de l'ozone dans une colonne qui part du sol et traverse toute l'atmosphère.
Trou d'ozone et son origine
On parle de "trou" dans la couche d'ozone lorsque DU est inférieure à 220, la valeur normale étant fixée à 300.
Les UV dont la longueur d'onde est inférieure à 0,4 μm sont en effet absorbés par l'ozone entre 0,24 et 0,3 μm.
Malheureusement, cette couche d'ozone protectrice de la nocivité des rayonnements UV du soleil se rétrécit vertigineusement, surtout à une altitude de 14 à 20 km.
Au contact des UV, les gaz libèrent leur chlore par photolyse. Les cristaux de glace contenus dans les nuages transforment les composés chlorés de l'atmosphère en chlore actif, élément causal de la destruction de l'ozone.
Les molécules chimiques introduites par les activités humaines, notamment industrielles, mettent longtemps avant de s'éliminer dans l'atmosphère.
Les rayons du soleil font dégager un atome de chlore lorsque les produits chimiques tels que les ChloroFluoCarbure (CFC) atteignent la stratosphère.
Lorsque la molécule d'ozone est divisée en "O" et en "O2", le chlore capte le "O" et forme avec lui le monoxyde de chlore "ClO" :
Cl + O => ClO
A la rencontre du "CIO" avec un autre "O", le "Cl" saute et « O2 » se libère. Il reste alors beaucoup de "O2" et moins d'ozone.
CLO + O => Cl + O2
En plus, le même atome de chlore peut continuer à capter beaucoup d'autres "O" jusqu'à ce que l'ozone ne puisse plus se former.
Le volume total de chlore, principal déclencheur de la diminution de la couche d'ozone dans la stratosphère, augmente excessivement. Ne pouvant disparaître totalement de l'atmosphère, il faut impérativement agir sur les éléments déclencheurs ou émetteurs de ce chlore pour la réduction massive de ses émissions.
Diminution de la couche d'ozone et ses conséquences
La présence de l'ozone dans la stratosphère est d'une importance capitale car la couche d'ozone absorbe les rayons ultra violets du Soleil qui sont nuisibles à la santé.
La couche d'ozone réalise en fait la fonction de filtrage du rayonnement solaire.
L’impact des rayons du Soleil sur les organismes vivants est proportionnel à leur longueur d’onde: plus celle-ci est courte, plus grand est le danger qu'elle entraîne.
Le retrécissement de la couche d'ozone augmente la nocivité des rayons ultraviolets du Soleil, ce qui engendre des risques sanitaires et biologiques néfastes pour la vie dans sa globalité. Parmi ces risques, on peut citer:
- des modifications dans les processus de destruction des molécules de la matière vivante
- des brûlures superficielles, conjonctivites, cataractes
- augmentation des cancers et viellissement de la peau
- des mutations génétiques avec augmentation des maladies cancéreuses de la peau et du système immunitaire
- la dégradation de la photosynthèse qui endommage la végétation entraînant la diminution des rendements et de la qualité des cultures
- la perturbation de la reproduction du phytoplancton avec la disparition du plancton qui est le premier maillon des chaînes alimentaires aquatiques.
- la diminution générale de "la durée de vie".
Balubula ba Ndulu
Evry, avril 2011
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