mercredi 1 juin 2011

POUVOIR ET TRIBU 1ere Partie

Amicale pour l'Amour & le Développement de l'Afrique
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo

 Balubula ba Ndulu


POUVOIR ET TRIBU

Pouvoir politique

La notion du pouvoir définie dans ce document se limite au pouvoir d'organiser, de diriger une société, de gouverner un État ou une Nation.

Vu sous cet angle, le pouvoir est une fonction du couple « capacité - possibilité » qui associe différents moyens : psychologiques et intellectuels, physiques et spirituels, matériels et financiers, techniques et organisationnels, socioculturels, etc.

Il n'est possible de pouvoir que si rien n'entrave les actions envisagées ou mises en oeuvre. Le traumatisme généré par une quelconque peur ne peut que renforcer l'immobilisme et maintenir l'état stationnaire.

La disposition du pouvoir n’est possible que si l’on remplit un ensemble de conditions qui conduit à la capacité de faire quelque chose. Il est alors évident que les notions de pouvoir et de liberté soient interdépendantes.

La durée de vie d’un pouvoir qui étouffe la liberté ne tient qu'aux simples éléments qui le potentialisent. Ce sont ces éléments qu'il faut mettre en apparence et analyser avant toute éventualité de levée de verrous.

Le pouvoir politique est ce type de pouvoir q'un groupe de personnes exerce dans une société. C’est une souveraineté qui fixe les règles devant normalement être soumises à la population pour adoption avant leur application. Il s’exerce de plusieurs manières, dont la plus familière est celle qui offre la légitimité à un responsable d'une société, d'un état : président, premier ministre, roi ou empéreur, etc.

Mais ce pouvoir ne se limite pas à ces dirigeants, il s’étend également aux personnes ou groupes de personnes à grande influence sociétaire, officielle comme officieuse, englobant des influences économique, spirituelle, culturelle, juridique, communicative, morale, sécuritaire, etc.

De plus en plus, le périmètre de l'influence sociétaire sort de la sphère étatique autorisée. On parle alors de l'ingérence internationale et de la puissance extérieure.

Dans plusieurs cas, le pouvoir politique manque de génie démocratique. Au fil du temps il constitue un groupe qui s’enracine et patronne au moyen des outils guerriers, s'accumule vertigineusement des richesses considérables pour l'achat des consciences et des armes, impose le règne de la dictature, surexcite la suspicion, amplifie la désinformation en débordant de filatures, sévit sur le moral et le physique ...

Le pouvoir politique devient ainsi une machine de domination et une capacité d'acquérir illégalement des choses par des moyens impropres.

La question fondamentale est celle de connaître le vrai actionneur des manettes du pouvoir, celui qui détient réellement le pouvoir : individu ou groupe d’individus, classe sociale, réseaux industriels ou de sectes organisées, etc.

Il est également important de connaître les mécanismes d'acquisition de ce pouvoir pour mieux analyser les conditions de sa perte. La connaissance de l'ensemble des éléments de réponse à ces questions constitue un baromètre du niveau démocratique d'un pouvoir politique.

Les sociétés humaines sont de plus en complexes. Elles conduisent à des réseaux aux obligations contraignantes, souvent très disproportionnées, qui lient des personnes ou des Etats, imposent ou empêchent certaines actions ou certains comportements. Le risque étant celui de se compromettre ou de tout sacrifier, de se soumettre aveuglement, d'accepter inconsciemment la privation de la liberté, donc d'être nettoyé de sa dignité.
Balubula ba Ndulu,
Val de Reuil, 22 05 2011

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