mercredi 1 juin 2011

POUVOIR ET TRIBU (SUITE)

Amicale pour l'Amour & le Développement de l'Afrique
Pensée africaine - Culture Bantu – Philosophie Kongo

Balubula ba Ndulu
POUVOIR ET TRIBU
Impact sociétaire de la tribu

La tribu, formée des êtres humains, remonte à la genèse des cellules familiales. Elle est en fait constituée de plusieurs de ces cellules organisées qui cohabitent ensemble dans un environnement donné, sous la base des exigences et règles communes séculaires.

Cette notion de tribu s'accommode avec celle relevée dans le dictionnaire Larousse, qui définit la tribu comme étant :

« Une agglomération de familles vivant dans la même région, ou se déplaçant ensemble, ayant un système politique commun, des croyances religieuses et une langue communes, et tirant primitivement leur origine d'une même souche . En particulier, la tribu est une famille dont les membres se tiennent de près, suivent des règles communes. ».

Tout ceci permet d’affirmer que la tribu est un véritable noyau fédéral de cadrage, d’orientation et de développement de la société tant sur les plans culturel et spirituel, politique et juridique, économique et sécuritaire, que sur les plans de l'organisation et de la communication.

Il est donc indispensable que la base de la tribu, c'est-à-dire la cellule familiale, soit bâtie sous du compact dans un environnement sein où l’être humain façonne la vie pour accomplir des tâches utiles à la société et mène des actions pilotées par des règles et lois universelles :

« Tu ne tueras point, tu aimeras ton prochain comme toi-même, tu ne voleras point, tu ne violeras point, tu n’envieras point la femme d’autrui, tu économiseras, tu partageras, jamais tu ne calomnieras ni trahiras, etc. »

Cet objectif tribal de bonne moralité ne peut être atteint que si l’entité être humain qui fonde la famille et la tribu, le village et le canton, la ville et la région, l’état et la nation, durant ses différentes phases de vie (de sa naissance à sa disparition), suit son développement de manière intégrale, un déloppement qui intègre tous les éléments vitaux de la société : le spirituel et le culturel, le philosophique et le social, le scientifique et l'économique.

La philosophie universelle du développement intégral est celle-là qui fonde ses enseignements sur le bien être de « muntu », « celui qui en a dans la tête », l’être humain, dans son environnement vital où doivent s'exprimer ses libertés individuelle et de groupe.

Les détracteurs des libertés, ces composants de la force qui empêche l'être humain à se développer intégralement, ont insidieusement assimilé ce mode de développement à l’intégrisme. Le seul but visé, est tout simplement celui de déconnecter cette philosophie philanthropique de son orientation universelle.
On se trouve là devant une négation de l'évidence. Ce cas nous projette l'image de cette personne se disant athée vient au final implorer Dieu pour qu'il l'aide à sortir du goufre. Une fois le pardon de Dieu obtenu, la même personne revient vite au gallot dans la négation de celui qui venait de la libérer de ses souffrances et difficultés.

L’être humain appartient inévitablement à une famille ou groupe d’individus, dont la tribu. La tribu en elle-même ne peux, et en aucun cas, être une mauvaise chose dans le développement des sociétés, des états et nations, puisqu’elle est un élément de base de toute structure organisée autour de l’être humain. Ce qui est notamment important, c'est d'arriver à bien canaliser les idées, les sagesses (philosophies), les techniques tribales, aussi de mettre en oeuvre une organisation adéquate pour réussir l'intégration des différents groupes tribaux dans l'environnement ou la vie sociétaire.

Les orientations et actions tribales doivent à tout moment agir dans le sens des échanges et du partage, avec l'équité comme catalyseur. Celles-ci dépendent essentiellement des systèmes de pilotage des tribus, de l’éducation et de la pensée générales. D’où l'utilité d'un développement intégral de la base au sommet des tribus.
 
Balubula ba Ndulu,
Evry, 28 05 2011