vendredi 15 juillet 2011

Revue de Presse - POLITIQUE : Les Nouvelles de l'Opposition Congolaise

Par
jean Luc MAKOSSO


LA DIASPORA CONGOLAISE VERS UN RAPPROCHEMENT AVEC L’OPPOSITION INTERIEURE !

Paulin Makaya au centre de l'Opposition

Construire et consolider la confiance, apprendre à se connaître mutuellement et à s’apprécier, confronter les expériences en vue de jeter les bases d’une collaboration future, mutualiser les moyens humains et matériels. Ce projet maintes fois évoqué, discuté et envisagé au sein de différents états major politiques, a été au centre de la concertation qui a réuni ce 9/07/2011 à l’Hôtel HOLIDAY INN ESPRESS de Pantin à PARIS, la direction du Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO, élargie à sa Commission de contact et son secrétariat avec monsieur Rigobert NGOUOLALI, le Président du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (Fpoc) en séjour de travail à Paris.

La rencontre qui s'est tenue sur l’initiative du numéro 1 du Fpoc, a donné lieu à un échange empreint de franchise et de cordialité, pendant lequel Rigobert NGOUOLALI s'est employé à clarifier le positionnement de son cartel perçu à tort ou à raison comme un appendice du Rmp de Sassou-Nguesso. Ce qu'il a catégoriquement rejeté, car, en face, Paulin MAKAYA et Théodore MALONGA ont expliqué que leur démarche s'inscrivait résolument dans une logique de rupture totale. Un point de fracture non négociable dans le cadre d'un rapprochement politique avec toute structure désireuse de s'allier ou de cheminer avec le Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO.

Intervenant en premier, le Président NGOUOLALI a d’abord commencé par décrire la déconfiture généralisée de l’Etat, caractérisée par une faillite morale, une corruption et la paupérisation de la population. La société Congolaise, a-t-il dit, fonctionne à deux vitesses : d’un coté les nouveaux riches, les nantis qui profitent avec avidité des fruits de la croissance dopée par la flambée des cours du Pétrole et de l’autre, la majorité silencieuse qui en est réduite à espérer les miettes. Cette situation qui pourrait être perçue comme une faiblesse de gouvernance est en fait, une démarche consciente et planifiée des autorités politiques et militaires, en vue de déstructurer et dénaturer la République du CONGO, et cela, sans interruption depuis le coup d’Etat du 15 Octobre 1997.

Ce constat sans appel a été fait sur place par les acteurs politiques, les responsables des organisations non gouvernementales, la société civile et par les représentants de organisations internationales qui ont placé le CONGO au sommet des Etats les plus corrompus de la planète. En face, a-t-il déploré, il y a, non pas, une opposition, mais des oppositions. Pourtant, le mal a été identifié depuis longtemps. L’aspiration de la population a plus de démocratie véritable et plus de liberté est criarde.



Mais d’où vient il que les dirigeants de l’opposition congolaise peinent à mobiliser les populations et n’arrivent pas à s’entendre entre eux, pour proposer un programme fiable de développement et de sortie de crise ?

Une opposition en panne de projet et de propositions !

A cette question, Paulin MAKAYA qui Co dirige le Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO avec Théodore MALONGA, a fait remarquer que la responsabilité en incombe aux leaders. En effet, sortis du pays tous ensembles à la faveur du coup d’Etat de 1997 et regroupés au sein de l’Erdunn, les chefs historiques ont regagné le pays les uns après les autres, qui, à la faveur d’un débauchage, qui, d’un ralliement, ou d’une défection pour faire allégeance au putschiste, monsieur Denis Sassou-Nguesso. Les structures comme le FRONT (des Bokamba Yangouma, Yhombi Opangault, Moukoueke, etc...) montées à l’extérieur pour organiser la résistance, ont volé en éclat dès les premiers appels du dictateur, invitant les volontaires à prendre part au festin. Brisés par les rigueurs de l’exil, fatigués par le poids de l’âge, la course à la mangeoire à donc eu raison de toutes les bonnes résolutions et les convictions, pour peu qu’il y en ai eu réellement. Bref, ce comportement volatile, a gagné presque tous les animateurs des grands partis, tels l’UPADS, le MCDDI, le RDPS, l’UFD, etc …, des formations qui peu ou prou ont rejoint une majorité présidentielle elle-même rongée par des appétits voraces et une guerre de succession féroce.

Au niveau du pays, cette même transhumance politique, cette incurie est observée dans le comportement des responsables politiques qui, le jour, sont dans l’opposition, la nuit à la résidence du Plateau pour aller toucher les trente deniers de Judas, salaire de leur trahison.

« Diviser pour mieux régner », jamais devise n’a trouvé un terreau aussi favorable pour
 se développer tant chacun est décidé dans son coin à conduire seul sa barque, ignorant et snobant les autres organisations politiques. En effet, face à un pouvoir qui s’arcboute et travaille pour la fusion de toutes ses chapelles au sein du Rmp, l’opposition peine à bâtir un projet commun, une dynamique de rassemblement pour aller en rangs serrés affronter l’adversaire. Le culte du “moi“ ou personne, l’égoïsme, l’arrogance et l’orgueil, voilà les maux qui parasitent et étouffent l’opposition Congolaise.

Comment alors s’étonner, à dit Théodore MALONGA, de constater une certaine forme de lassitude, un tel degré de désintéressement de la part des militants. Une opposition qui se respecte doit-elle aller régulièrement supplier le ministre de l’intérieur, pour obtenir la permission de se réunir, de tenir un meeting, s’est-il interrogé ? Prenant la parole à son tour, Rigobert NGOUOLALI, a plaidé l’indulgence et le contexte, car sur place le régime multiplie les manœuvres en vue de pérenniser son emprise sur le pays, ne laissant aucun espace aussi minime soit-il à la contradiction. Dernier exemple en date, le recensement spécial de la population, prélude aux Législatives de 2012, qui devait s’effectuer en concertation avec l’opposition, mais qu’organise le pouvoir au nez et à la barbe de tout le monde. Désignés d’avance, les futurs députés du pouvoir sont contactés un à un depuis quelque temps.

Jeter les bases d’une concertation continue et multiforme avec la diaspora combattante.

L’autisme du régime de Brazzaville, devant les revendications démocratiques du peuple appelle une réponse proportionnée qui, à terme, devrait aboutir à sa chute comme cela vient de se passer dans le Mahgreb arabe. Le président du Fpoc, Rigobert NGOUOLALI et ses interlocuteurs ont passé en revue les stratégies politiques à mettre en œuvre afin de réveiller l’enthousiasme des congolais, d’imprimer en synergie une dynamique unitaire entre les vrais résistants, ceux de l’intérieur et ceux de l’étranger. Un plan de communication touts azimuts a été également préconisé, communication de proximité à l’endroit des populations et communication offensive vis-à-vis de la communauté internationale, bref, un arsenal de mesures qui, pour être efficaces, doit être portés par des compatriotes honnêtes, sérieux, scrupuleux et intègres en qui se reconnaîtraient les congolais de tous bord.

La mise en orbite de cet ambitieux programme doit donc, de l’avis de cet homme d’expérience qui préside actuellement le Front des Partis de l’Opposition, nous conduire à nous dépasser, à aller au-delà de nos petites personnes pour mettre en avant l’intérêt supérieur du pays qui se meurt. Aussi Rigobert NGOUALALI, a-t-il encouragé Paulin MAKAYA à poursuivre ses consultations avec les formations politiques, les ONG, les individualités et les acteurs de la société civile de la Diaspora, pour que dans le respect de chacun, dans le respect de la différence, dans un élan patriotique, le grand rassemblement de la Diaspora politique voit enfin le jour. Une question qui sera au cœur de l’Université d’Eté du Collectif UPC-UIS POUR LE CONGO qui se tiendra à Londres courant Août 2011. De leur côté, Paulin MAKAYA et Théodore MALONGA ont souhaité à leur tour que le Fpoc se mette en mouvement pour porter à l’intérieur du pays le message d’unité et de cohésion auprès de tous ceux qui luttent pour le changement véritable.

C’est sur ces mots que s’est conclu ce riche échange et ce grand moment de partage. Les deux parties ont convenu de se revoir et surtout communiquer l’état d’avancement du projet du rassemblement tant attendu par le peuple.

Fait à Paris, le 9 juillet 2011

MAKOSSO Jean-Luc

1 comments:

talangai a dit…

upc c'est le congo d'abord ;à mon avis ce collectif est entrain de marquer les esprits. il peut devenir le vrai interllocuteur du peuple opprimés du congo brazzaville. je dis merci au frère paulin makaya de son initiative et de sa constance .